{"id":11104,"date":"2026-09-11T07:47:40","date_gmt":"2026-09-11T07:47:40","guid":{"rendered":"https:\/\/burkinaonline.net\/?p=11104"},"modified":"2026-09-11T07:49:33","modified_gmt":"2026-09-11T07:49:33","slug":"de-cotonou-a-accra-recit-dun-voyage-entre-controles-negociations-et-desordre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/burkinaonline.net\/?p=11104","title":{"rendered":"De Cotonou \u00e0 Accra : entre tracasseries, paiements et d\u00e9sordre"},"content":{"rendered":"<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Le voyage commence \u00e0 Cotonou \u00e0 15 heures. Notre destination finale est Accra, au Ghana. Mais la premi\u00e8re \u00e9tape est Lom\u00e9, au Togo, car il n\u2019y a pas de fronti\u00e8re directe entre le B\u00e9nin et le Ghana. Il faut donc n\u00e9cessairement passer par le Togo, et notamment par Lom\u00e9, une ville dans laquelle notre reporter se trouvait il y a quelques jours.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">De Cotonou \u00e0 Lom\u00e9<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Le voyage commence donc \u00e0 15 heures, \u00e0 bord d\u2019un taxi reliant Cotonou \u00e0 Lom\u00e9.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">En quittant Cotonou, nous avons failli accrocher un conducteur de zemidjan, le taxi-moto b\u00e9ninois, qui transportait une dame. Visiblement m\u00e9content, le conducteur s\u2019est mis \u00e0 vocif\u00e9rer en direction de notre chauffeur.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Celui-ci a sorti la main par la fen\u00eatre et lui a r\u00e9pondu par de grands gestes en fon, avant que chacun ne poursuive son chemin.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">\u00c0 bord se trouvent une \u00e9tudiante b\u00e9ninoise, un Congolais, un Togolais et notre reporter.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Deux heures environ apr\u00e8s le d\u00e9part, nous arrivons \u00e0 la fronti\u00e8re entre le B\u00e9nin et le Togo.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Premier poste de contr\u00f4le, c\u00f4t\u00e9 b\u00e9ninois.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Notre chauffeur descend du v\u00e9hicule et se rend au poste. \u00c0 son retour, il affirme avoir pay\u00e9 500 F CFA par passager.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Nous, les passagers, ne sommes pas descendus du v\u00e9hicule et n\u2019avons assist\u00e9 ni au contr\u00f4le ni \u00e0 cette transaction.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">C\u00f4t\u00e9 togolais, la proc\u00e9dure est diff\u00e9rente.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Des agents en civil conduisent tous les passagers vers un guichet. Chacun remet sa pi\u00e8ce d\u2019identit\u00e9. Une dame la scanne et la restitue quelques secondes plus tard.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Nous regagnons ensuite notre v\u00e9hicule.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Un agent arrive avec un d\u00e9tecteur de m\u00e9taux et inspecte minutieusement nos bagages.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Plus loin, d\u2019autres agents togolais, dont des douaniers, proc\u00e8dent \u00e0 une nouvelle v\u00e9rification.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Les bagages sont nombreux. Le chauffeur transporte \u00e9galement des vivres et des fournitures scolaires qu\u2019il pr\u00e9sente comme destin\u00e9s \u00e0 un orphelinat.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Apr\u00e8s ces v\u00e9rifications, nous passons par le service de l\u2019\u00e9migration avant de reprendre la route.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Un policier aurait demand\u00e9 5 000 F CFA avec insistance<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Le reporter interroge alors le chauffeur sur les diff\u00e9rentes op\u00e9rations effectu\u00e9es \u00e0 la fronti\u00e8re.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Celui-ci affirme que les douaniers l\u2019ont finalement laiss\u00e9 passer avec les vivres (qui remplis de charan\u00e7ons), ainsi qu\u2019avec les fournitures scolaires.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Il affirme \u00e9galement qu\u2019un policier togolais lui aurait r\u00e9clam\u00e9 avec insistance 5 000 F CFA et qu\u2019il aurait finalement pay\u00e9 4 000 F CFA \u00e0 cause des vivres et des fournitures scolaires.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Le passager congolais, qui souhaitait faire tamponner son passeport, aurait, selon le chauffeur, pay\u00e9 2 000 F CFA, soit davantage que les autres passagers.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Une quarantaine de minutes plus tard, nous entrons dans Lom\u00e9.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">\u00c0 Lom\u00e9, une nouvelle n\u00e9gociation<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">\u00c0 un feu, un policier siffle notre v\u00e9hicule et r\u00e9cup\u00e8re les papiers du v\u00e9hicule, \u00e9voquant, selon le chauffeur, une surcharge de bagages.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Le chauffeur avance et gare le v\u00e9hicule \u00e0 droite, dans le premier \u00ab von \u00bb, terme utilis\u00e9 au B\u00e9nin pour d\u00e9signer une petite rue.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Il descend pour aller discuter avec le policier, que le chauffeur pr\u00e9sente comme appartenant \u00e0 la brigade mobile.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Quelques minutes plus tard, il revient, visiblement furieux.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Il affirme que le policier lui aurait demand\u00e9 5 000 F CFA et qu\u2019il aurait finalement pay\u00e9 3 000 F CFA.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Du zouk, une cl\u00e9 USB et une conversation sur Orange et Sams\u2019K Le Jah<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Durant tout le trajet, le chauffeur fait jouer du zouk des ann\u00e9es 1990.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">\u00c0 un moment, il doit retirer sa cl\u00e9 USB du syst\u00e8me audio du v\u00e9hicule, celui-ci ne disposant que d\u2019un seul port, afin de permettre \u00e0 notre reporter de brancher son smartphone et de r\u00e9cup\u00e9rer un peu de batterie.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Alors que des panneaux<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>publicitaires portant le nom de d\u2019op\u00e9rateurs de t\u00e9l\u00e9phonie mobile Orange d\u00e9filent sur la voie, le reporter demande au chauffeur :<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">\u00ab Est-ce qu\u2019il y a Orange au Togo ? \u00bb<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Le chauffeur r\u00e9pond qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019Orange au Togo.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Puis il demande :<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">\u00ab Orange, c\u2019est bien les Fran\u00e7ais, non ? \u00bb<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Son ton change alors brusquement.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">\u00ab Ces gens-l\u00e0, on doit les mettre dehors. Il faut mettre les Fran\u00e7ais dehors. Ils nous maintiennent dans l\u2019esclavage \u00bb, lance-t-il.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">C\u2019est \u00e0 ce moment qu\u2019il pose soudain une autre question, sachant que notre reporter est Burkinab\u00e8 :<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">\u00ab Et Sams\u2019K Le Jah, il est l\u00e0 ? \u00bb<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Le reporter lui r\u00e9pond :<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">\u00ab Tu le connais ? \u00bb<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Le chauffeur r\u00e9torque :<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">\u00ab C\u2019est pas eux qui ont fait partir Blaise Compaor\u00e9 ? \u00bb<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Un t\u00e9l\u00e9phone sonne.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">La conversation s\u2019arr\u00eate l\u00e0 et nous passons \u00e0 autre chose.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">22 h 10 : toujours pas de bus pour Accra<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Une fois arriv\u00e9 \u00e0 Lom\u00e9, le reporter doit maintenant prendre un autre moyen de transport pour poursuivre son voyage.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Il se rend \u00e0 la gare d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 de transport nig\u00e9rienne qui assure la liaison Lom\u00e9-Accra.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">La convocation \u00e9tait fix\u00e9e \u00e0 21 heures pour un d\u00e9part annonc\u00e9 \u00e0 22 heures.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Il est 22 h 40.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Aucun bus n\u2019est encore positionn\u00e9.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Le reporter se rend donc au guichet pour demander ce qu\u2019il en est du voyage.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">La r\u00e9ponse du guichetier est pour le moins surprenante : oui, c\u2019est bien le bus qui a quitt\u00e9 Cotonou \u00e0 18 heures qui doit venir r\u00e9cup\u00e9rer les passagers \u00e0 destination d\u2019Accra.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Une nouvelle illustration de ces petits dysfonctionnements qui rendent parfois les voyages en Afrique de l\u2019Ouest aussi impr\u00e9visibles que l\u2019itin\u00e9raire lui-m\u00eame.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">22 h 57 : le bus arrive enfin<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Finalement, le bus en provenance de Cotonou arrive \u00e0 la gare vers 22 h 57.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Apr\u00e8s l\u2019embarquement des passagers, nous quittons finalement la gare peu apr\u00e8s 23 h 38, direction Accra.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">\u00c0 peine quelques minutes apr\u00e8s le d\u00e9part, une personne se l\u00e8ve dans le car et demande :<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">\u00ab Quels sont ceux qui ont des probl\u00e8mes de papiers ? Ceux qui n\u2019ont pas leur carte de vaccination ? \u00bb<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Plusieurs personnes se signalent.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Il leur est alors expliqu\u00e9 qu\u2019un montant devra \u00eatre pay\u00e9 pour celles et ceux qui ne seraient pas en r\u00e8gle lors du passage de la fronti\u00e8re entre le Togo et le Ghana.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Le reporter, ayant tous ses papiers en r\u00e8gle, n\u2019est pas concern\u00e9.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Ensuite, il informe les passagers qu\u2019ils peuvent, s\u2019ils le souhaitent, effectuer un change en c\u00e9dis, la monnaie ghan\u00e9enne, avec un monsieur pr\u00e9sent \u00e0 bord du bus.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Quelques minutes plus tard, la fronti\u00e8re<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Quelques minutes apr\u00e8s avoir quitt\u00e9 la gare de Lom\u00e9, le car s\u2019arr\u00eate brusquement.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Il est demand\u00e9 \u00e0 tout le monde de descendre.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Nous sommes d\u00e9j\u00e0 \u00e0 la fronti\u00e8re entre le Togo et le Ghana.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">La proximit\u00e9 du poste-fronti\u00e8re avec Lom\u00e9 est frappante. \u00c0 peine avons-nous quitt\u00e9 la gare que nous nous retrouvons d\u00e9j\u00e0 devant les services de contr\u00f4le.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Les passagers descendent du car et vont s\u2019aligner.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Au fur et \u00e0 mesure que la file avance, les voyageurs sont extraits par groupes de quatre ou cinq personnes.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Les agents les conduisent ensuite dans un b\u00e2timent abritant plusieurs guichets.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Arriv\u00e9 au guichet, chaque voyageur remet sa pi\u00e8ce d\u2019identit\u00e9.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Elle est scann\u00e9e.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Ensuite vient la prise d\u2019empreintes digitales.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Les agents rencontr\u00e9s par le reporter semblent professionnels et courtois.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Le passage \u00e0 la fronti\u00e8re prend environ 45 minutes \u00e0 une heure au maximum.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Puis tout le monde regagne le bus.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Des paiements annonc\u00e9s, mais pas constat\u00e9s<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Pendant cette proc\u00e9dure, le reporter n\u2019a \u00e9t\u00e9 t\u00e9moin d\u2019aucun paiement effectu\u00e9 \u00e0 la fronti\u00e8re.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Nous pr\u00e9sumons qu\u2019il pourrait y avoir un \u00ab arrangement \u00bb entre la compagnie de transport et certains agents ghan\u00e9ens \u00e0 ce poste-fronti\u00e8re. Les passagers qui ne sont pas en r\u00e8gle remettraient les sommes demand\u00e9es au convoyeur de la compagnie, lequel se chargerait ensuite de n\u00e9gocier avec les agents ghan\u00e9ens afin de faciliter leur passage.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Au fond, ce voyage de Cotonou \u00e0 Accra r\u00e9sume assez bien les paradoxes de la libre circulation en Afrique de l\u2019Ouest. Les fronti\u00e8res sont franchissables, mais les tracasseries, les paiements difficiles \u00e0 comprendre, les retards et les impr\u00e9vus restent encore nombreux.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Entre les r\u00e8gles officielles et les r\u00e9alit\u00e9s du terrain, le voyageur avance parfois au gr\u00e9 des arrangements et des solutions improvis\u00e9es. La libre circulation des personnes et des biens est une ambition bien r\u00e9elle, mais son application reste encore un chantier \u00e0 achever.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Gildas Kinda <\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">www.burkinaonline.net<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le voyage commence \u00e0 Cotonou \u00e0 15 heures. 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