{"id":6900,"date":"2023-12-15T09:44:52","date_gmt":"2023-12-15T09:44:52","guid":{"rendered":"https:\/\/burkinaonline.net\/?p=6900"},"modified":"2023-12-15T09:57:16","modified_gmt":"2023-12-15T09:57:16","slug":"burkina-limpact-de-la-crise-securitaire-sur-la-biodiversite-explore-par-le-comite-national-mab-de-lunesco","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/burkinaonline.net\/?p=6900","title":{"rendered":"Burkina : L\u2019impact de la crise s\u00e9curitaire sur la biodiversit\u00e9 explor\u00e9 par le comit\u00e9 national MAB de l\u2019UNESCO"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/burkinaonline.net\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/arton126528.jpg\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-6901 alignleft\" src=\"http:\/\/burkinaonline.net\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/arton126528-300x179.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"179\" srcset=\"https:\/\/burkinaonline.net\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/arton126528-300x179.jpg 300w, https:\/\/burkinaonline.net\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/arton126528-1024x611.jpg 1024w, https:\/\/burkinaonline.net\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/arton126528-768x458.jpg 768w, https:\/\/burkinaonline.net\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/arton126528.jpg 1280w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>A l\u2019occasion de la Journ\u00e9e internationale sur les r\u00e9serves de biosph\u00e8re, le comit\u00e9 national MAB de l\u2019UNESCO a, en diff\u00e9r\u00e9 le jeudi, 30 novembre 2023 \u00e0 l\u2019universit\u00e9 Pr Joseph Ki-Zerbo, Ouagadougou, organis\u00e9 une conf\u00e9rence publique sur le th\u00e8me\u00a0: \u00ab\u00a0R\u00e9serves de biosph\u00e8re et la crise s\u00e9curitaire\u00a0\u00bb. Plac\u00e9e sous la pr\u00e9sidence du directeur de cabinet du ministre de l\u2019enseignement sup\u00e9rieur, de la recherche et de l\u2019innovation, Dr Roger Honorat Charles N\u00e9bi\u00e9, la conf\u00e9rence publique a \u00e9t\u00e9 anim\u00e9e par le colonel-major des Eaux et for\u00eats \u00e0 la retraite, Lamoussa H\u00e9bi\u00e9\u00a0; le pr\u00e9sident du comit\u00e9 national MAB et chercheur au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST), Dr Ollo Th\u00e9ophile Dibloni, et le pr\u00e9sident de l\u2019universit\u00e9 de Ouahigouya, Pr Adama Ou\u00e9da, Pr titulaire de biologie et \u00e9cologie animales. La mod\u00e9ration a \u00e9t\u00e9, elle, assur\u00e9e par Pr Patrice Zerbo, directeur de l\u2019Unit\u00e9 de formation et de recherche en sciences de la vie et de la terre (UFR\/SVT).<\/p>\n<div class=\"article_content\">\n<p>Le programme de l\u2019UNESCO (Organisation des nations-unies pour l\u2019\u00e9ducation, la science et la culture) sur l\u2019homme et la biosph\u00e8re (MAB) est un programme international de recherche de formation, de d\u00e9monstration et de diffusion de l\u2019information.<\/p>\n<p>Selon le pr\u00e9sident du comit\u00e9 national MAB, Dr Ollo Th\u00e9ophile Dibloni, cette communication sur les \u00ab\u00a0R\u00e9serves de biosph\u00e8re et la crise s\u00e9curitaire\u00a0\u00bb vise \u00e0 sensibiliser les \u00e9tudiants et les enseignants-chercheurs \u00e0 reconna\u00eetre que la r\u00e9serve de biosph\u00e8re est un outil de travail, par lequel on peut mener des activit\u00e9s de recherche et o\u00f9 les jeunes \u00e9tudiants peuvent apporter leurs contributions \u00e0 la connaissance du monde naturel. Il s\u2019agit donc, par-l\u00e0, d\u2019inciter les \u00e9tudiants \u00e0 profiter des opportunit\u00e9s qu\u2019offre le comit\u00e9 MAB (une bourse est r\u00e9guli\u00e8rement lanc\u00e9e\u00a0; l\u2019objectif, c\u2019est que les \u00e9tudiants burkinab\u00e8 puissent b\u00e9n\u00e9ficier de ces opportunit\u00e9s pour des formations universitaires et scientifiques).<\/p>\n<p><span class=\"spip_document_160875 spip_documents spip_documents_center\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lefaso.net\/local\/cache-vignettes\/L600xH359\/whatsapp_image_2023-12-14_at_15.41.38-b0c2e.jpg?1702629371\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"359\" \/><\/span><\/p>\n<p>Du panel, on peut retenir que les r\u00e9serves de biosph\u00e8re sont des zones qui ont \u00e9t\u00e9 reconnues comme telles par la communaut\u00e9 internationale, et au Burkina, la biodiversit\u00e9 est encore existante, mais expos\u00e9e \u00e0 l\u2019action de destruction de l\u2019homme. Donc, il faut agir. Les aires prot\u00e9g\u00e9es (qui contribuent au maintien de la diversit\u00e9 biologique et des processus \u00e9cologiques essentiels \u00e0 la vie, ndlr) sont des cibles des groupes arm\u00e9s terroristes, qui vivent ou se refugient quand ils sont accul\u00e9s. Aussi constituent-elles des couloirs de trafics et plus de 30% sont impact\u00e9es par l\u2019orpaillage.<\/p>\n<p><span class=\"spip_document_160873 spip_documents spip_documents_center\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lefaso.net\/local\/cache-vignettes\/L600xH359\/whatsapp_image_2023-12-14_at_15.41.19-8f39a.jpg?1702629371\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"359\" \/><\/span><\/p>\n<p>\u2018\u2019Une r\u00e9serve de biosph\u00e8re doit compter des esp\u00e8ces exceptionnelles, parce qu\u2019il faut vraiment que ce soit un lieu assez embl\u00e9matique. Si on prend le cas par exemple de la marre aux hippopotames, c\u2019est une marre o\u00f9 il y a environ 100 hippopotames. C\u2019est dire que la communaut\u00e9 a d\u00fb conserver cette marre-l\u00e0 pour que les hippopotames puissent y vivre. C\u2019est un plus pour la communaut\u00e9. Quand on va au niveau du parc W Arly, c\u2019est l\u00e0-bas qu\u2019on a vraiment les derniers \u00e9l\u00e9phants du Sahel, il y a des buffles, des gu\u00e9pards, qu\u2019on ne trouve pas au Burkina, on peut y trouver des l\u00e9opards. Ce sont souvent des esp\u00e8ces en voie de disparition qu\u2019on peut trouver dans ces zones et il faut les prot\u00e9ger, pour que les g\u00e9n\u00e9rations futures sachent quelles sont les esp\u00e8ces qu\u2019on a dans ces zones-l\u00e0\u2019\u2019, plonge Dr Ollo Th\u00e9ophile Dibloni, pr\u00e9cisant que ce sont des zones exceptionnelles donc, reconnues par la communaut\u00e9 internationale pour la pr\u00e9servation des esp\u00e8ces fauniques et floristiques.<\/p>\n<p>Au Burkina Faso, il y a trois r\u00e9serves de biosph\u00e8re\u00a0: la r\u00e9serve de biosph\u00e8re de la marre aux hippopotames, la r\u00e9serve de biosph\u00e8re de W Burkina Faso et la r\u00e9serve de biosph\u00e8re d\u2019Arly.<\/p>\n<p><span class=\"spip_document_160874 spip_documents spip_documents_center\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lefaso.net\/local\/cache-vignettes\/L600xH359\/whatsapp_image_2023-12-14_at_15.41.27-4fe3e.jpg?1702629371\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"359\" \/><\/span><\/p>\n<p>La probl\u00e9matique actuelle est qu\u2019avec la situation s\u00e9curitaire, ces zones sont devenues inaccessibles, dit-il. \u00ab\u00a0Personne n\u2019ose aller, donc on ne peut pas savoir exactement quelle est la situation. Il faut attendre qu\u2019il y ait un peu d\u2019accalmie pour pouvoir acc\u00e9der \u00e0 ces zones et savoir justement quel a \u00e9t\u00e9 l\u2019impact de cette crise s\u00e9curitaire dans ces r\u00e9serves\u00a0\u00bb, pose le chercheur Dibloni.<\/p>\n<p>De son avis, la biodiversit\u00e9 peut reprendre, surtout les v\u00e9g\u00e9taux, parce que les terroristes ont besoin de se camoufler. \u00ab\u00a0Mais o\u00f9 ils sont, qu\u2019est-ce qu\u2019ils mangent\u00a0? C\u2019est cela l\u2019inqui\u00e9tude. Si la v\u00e9g\u00e9tation a peut-\u00eatre repris, qu\u2019est-ce qu\u2019il en est de la faune dans cette zone\u00a0? Cela reste une question pour le moment\u00a0\u00bb, s\u2019interroge-t-il, pr\u00e9cisant qu\u2019il est donc difficile de faire un \u00e9tat des lieux exhaustif.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Depuis 2017 o\u00f9 il y a eu les premi\u00e8res attaques \u00e0 Arly, personne n\u2019y entre pour faire des inventaires. Donc, c\u2019est vraiment difficile. Mais nous tenons justement \u00e0 ce que ce soit prot\u00e9g\u00e9, vaille que vaille\u00a0\u00bb, plaide, dans sa communication, le pr\u00e9sident du comit\u00e9 national MAB, Dr Ollo Th\u00e9ophile Dibloni.<\/p>\n<dl class=\"spip_document_160872 spip_documents spip_documents_center\">\n<dt><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lefaso.net\/local\/cache-vignettes\/L600xH359\/whatsapp_image_2023-12-14_at_15.38.16-d0e05.jpg?1702629372\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"359\" \/><\/dt>\n<dd class=\"spip_doc_descriptif\">Pr Dibloni r\u00e9sume ici les contours de la conf\u00e9rence publique.<\/dd>\n<\/dl>\n<p>C\u2019est pourquoi, en guise de perspectives, il pr\u00e9conise la sensibilisation des populations\u00a0; les formations aux bonnes pratiques culturales que de conservation. \u00ab\u00a0Et les diff\u00e9rents projets qu\u2019on a eu ces derniers temps, c\u2019est de pouvoir les impliquer (les populations) dans des formations afin qu\u2019elles puissent tirer profit de ces r\u00e9serves de biosph\u00e8re\u00a0\u00bb, confie Pr Dibloni.<\/p>\n<p>Pour le colonel-major des Eaux et for\u00eats \u00e0 la retraite, Lamoussa H\u00e9bi\u00e9, la crise s\u00e9curitaire a eu pour impact sur les aires prot\u00e9g\u00e9es et les r\u00e9serves de biosph\u00e8res, l\u2019installation d\u2019une psychose au sein du personnel en charge de la surveillance, les pertes en vies humaines et d\u2019importants d\u00e9g\u00e2ts mat\u00e9riels. A ces \u00e9l\u00e9ments, s\u2019ajoutent l\u2019affaiblissement des capacit\u00e9s d\u2019interventions des services forestiers, la perte d\u2019emplois et de devises, la perte de la notori\u00e9t\u00e9 internationale du Burkina dans le secteur de la faune, la recrudescence des pressions anthropiques sur les ressources, la d\u00e9gradation des \u00e9cosyst\u00e8mes et la perte de la biodiversit\u00e9.<\/p>\n<dl class=\"spip_document_160871 spip_documents spip_documents_center\">\n<dt><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lefaso.net\/local\/cache-vignettes\/L600xH359\/whatsapp_image_2023-12-14_at_15.43.13-40329.jpg?1702629372\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"359\" \/><\/dt>\n<dd class=\"spip_doc_descriptif\">Les pan\u00e9listes ont \u00e9t\u00e9, \u00e0 l\u2019issue de leur communication, attentifs aux r\u00e9actions des participants \u00e0 l\u2019activit\u00e9.<\/dd>\n<\/dl>\n<p>Les principales insuffisances sont, elles, relatives \u00e0 l\u2019anticipation, la synergie dans la lutte, la coop\u00e9ration transfrontali\u00e8re, la capacit\u00e9 op\u00e9rationnelle des eaux et for\u00eats, la prise en compte des aires prot\u00e9g\u00e9es dans les interventions, les interventions non consolid\u00e9es, \u00e0 l\u2019int\u00e9gration des aires prot\u00e9g\u00e9es dans les planifications locales et r\u00e9gionales, aux retomb\u00e9es socio-\u00e9conomiques, au refus des projets et programmes de prendre en compte la dimension s\u00e9curitaire, \u00e0 l\u2019insuffisance et \u00e0 l\u2019incoh\u00e9rence juridiques, aux approches non op\u00e9rationnelles.<\/p>\n<p>D\u2019o\u00f9 les propositions de consolidation visant \u00e0 consacrer l\u2019existence juridique des r\u00e9serves de biosph\u00e8re au plan national, \u00e0 l\u2019\u00e9laboration au niveau national de normes d\u2019intervention dans les r\u00e9serves de biosph\u00e8re, la mise en place des instances au niveau des sites de r\u00e9serves de biosph\u00e8re pour le suivi de l\u2019application de l\u2019approche \u00ab\u00a0r\u00e9serves de biosph\u00e8re\u00a0\u00bb. A cette liste, s\u2019ajoutent l\u2019actualisation des zonages des r\u00e9serves de biosph\u00e8re, l\u2019\u00e9valuation de la gestion durable des r\u00e9serves de biosph\u00e8re au Burkina, l\u2019\u00e9laboration et la mise en \u0153uvre d\u2019un programme d\u2019informations et de communications sur les r\u00e9serves de biosph\u00e8re.<\/p>\n<p>Pour le sp\u00e9cialiste H\u00e9bi\u00e9, la gestion durable des r\u00e9serves de biosph\u00e8re doit faire l\u2019objet d\u2019une attention dans la politique de gestion des aires prot\u00e9g\u00e9es.<\/p>\n<p>Dans l\u2019\u00e9tat des lieux des menaces sur la biodiversit\u00e9 au Burkina qu\u2019il a dress\u00e9, Pr Adama Ou\u00e9da, Pr titulaire de biologie et \u00e9cologie animales, pr\u00e9sident de l\u2019universit\u00e9 de Ouahigouya, a d\u2019abord fait un bilan synth\u00e9tique de l\u2019\u00e9tat de la biodiversit\u00e9 au Burkina avant d\u2019identifier et classer les menaces d\u2019origine anthropique pesant sur la biodiversit\u00e9.<\/p>\n<p>Ainsi, de l\u2019\u00e9tat des lieux, le communicant a relev\u00e9 que de la deuxi\u00e8me monographie, les causes de la perte de biodiversit\u00e9 au Burkina sont les feux de brousse, la r\u00e9duction progressive des temps de jach\u00e8re (d\u00e9mographie acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e), la p\u00e9joration climatique, la pauvret\u00e9, la chasse et le pi\u00e9geage des animaux terrestres, l\u2019\u00e9levage, les cultures annuelles et p\u00e9rennes non ligneuses, les effluents agricoles et forestiers.<\/p>\n<p>Selon la perception de l\u2019opinion, les causes sont l\u2019agriculture, l\u2019utilisation des ressources biologiques, la pollution des eaux et sols, les plantes envahissantes, les pesticides et engrais chimiques, les effluents urbains, les mines et carri\u00e8res en forte progression, les intrusions et perturbations humaines (terrorisme).<\/p>\n<p>C\u2019est pourquoi a-t-il recommand\u00e9 que le Burkina s\u2019engage dans une politique de restauration de la biodiversit\u00e9 qui sera soutenue par une r\u00e9duction des menaces dans les secteurs de l\u2019agriculture, l\u2019\u00e9levage, les mines et carri\u00e8res, l\u2019utilisation des ressources\u00a0; mette un accent particulier sur les zones du sud-ouest du pays et sur les \u00eelots de for\u00eats denses et comble le gap en mati\u00e8res de donn\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>O.H.L<br class=\"autobr\" \/>Lefaso.net<\/strong><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A l\u2019occasion de la Journ\u00e9e internationale sur les r\u00e9serves de biosph\u00e8re, le comit\u00e9 national MAB&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":6901,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[10,13],"tags":[],"class_list":["post-6900","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-burkina-faso","category-societe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/burkinaonline.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6900","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/burkinaonline.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/burkinaonline.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/burkinaonline.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/burkinaonline.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=6900"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/burkinaonline.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6900\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6902,"href":"https:\/\/burkinaonline.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6900\/revisions\/6902"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/burkinaonline.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/6901"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/burkinaonline.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=6900"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/burkinaonline.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=6900"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/burkinaonline.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=6900"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}