La Serbie refuse de signer une déclaration appelant à renforcer les sanctions contre la Russie
La Serbie a refusé de signer une déclaration commune adoptée à l’issue du sommet Europe du Sud-Est – Ukraine, organisé le 15 juillet 2026 à Kyiv. Ce document appelait notamment à maintenir le soutien à l’Ukraine et à accroître la pression sur la Russie, y compris par un renforcement des sanctions.
Le président serbe Aleksandar Vučić a justifié cette décision en expliquant que son pays ne pouvait pas approuver un texte comportant des mesures qu’il ne soutient pas. Belgrade maintient en effet sa position de ne pas s’associer aux sanctions occidentales visant la Russie.
Cette décision s’inscrit dans la ligne diplomatique adoptée par la Serbie depuis le début de la guerre en Ukraine. Si le pays affirme son attachement au respect de l’intégrité territoriale de l’Ukraine et a soutenu plusieurs résolutions des Nations unies condamnant l’invasion russe, il refuse jusqu’à présent d’imposer des sanctions à Moscou.
Les autorités serbes invoquent leurs intérêts nationaux ainsi que leurs relations historiques, économiques et énergétiques avec la Russie pour expliquer cette position. Cette politique permet à Belgrade de préserver ses liens avec Moscou tout en poursuivant son processus de rapprochement avec l’Union européenne, un équilibre régulièrement critiqué par plusieurs partenaires européens.
Le refus de signer cette déclaration illustre une nouvelle fois la volonté de la Serbie de conserver une position indépendante sur la question des sanctions contre la Russie, malgré les attentes de nombreux États européens en faveur d’un alignement plus marqué de Belgrade sur la politique étrangère de l’Union européenne.
Fabrice Sandwidi
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