Un major de l’US Air Force arrêté après avoir appelé à la destitution de Donald Trump
La scène a suscité une vive attention aux États-Unis. Le major Jason Watson, officier d’active de l’US Air Force, a été arrêté sur les marches du Capitole à Washington après avoir publiquement appelé à la destitution du président Donald Trump et du vice-président JD Vance.
En uniforme, Watson avait participé à un rassemblement organisé par des groupes militant pour la destitution du président. Il brandissait une pancarte appelant à « impeach, convict, remove », destituer, condamner et révoquer Donald Trump et JD Vance. Après le départ du représentant démocrate Al Green, qui l’avait accompagné sur les marches, la police du Capitole lui a demandé à plusieurs reprises de mettre fin à sa manifestation. Watson a refusé et a finalement été placé en état d’arrestation.
Un militaire invoque son serment à la Constitution
Dans un discours prononcé avant son arrestation, Jason Watson a expliqué que son engagement ne reposait pas sur une appartenance politique, mais sur le serment qu’il avait prêté en tant que militaire.
Le major, qui affirme avoir prêté ce serment pour la première fois en 2005, a déclaré que son obligation première était envers la Constitution américaine et non envers un président ou un parti politique.
Son principal grief concerne l’utilisation des forces armées américaines à l’étranger. Watson accuse l’administration Trump d’avoir ordonné des opérations militaires en Iran, au Venezuela et à Cuba sans autorisation suffisante du Congrès. Selon lui, ces décisions constituent une usurpation des prérogatives du pouvoir législatif et une violation de la clause constitutionnelle relative aux pouvoirs de guerre.
Il a également affirmé que ces opérations avaient entraîné la mort de militaires américains et fait de nombreux blessés, et il a estimé que ces faits justifiaient, selon lui, une procédure de destitution contre Donald Trump et JD Vance.
Watson ne semble pas avoir ignoré les conséquences potentielles de sa prise de parole. Avant son arrestation, il a expliqué que son identité importait moins que le message qu’il était venu délivrer et que le prix qu’il était prêt à payer pour le faire.
Cette déclaration prend une dimension particulière du fait de son statut de militaire en activité. Les membres des forces armées américaines sont soumis à des règles spécifiques concernant leur participation à des activités politiques, notamment lorsqu’ils portent l’uniforme. Les officiers sont également concernés par l’article 88 du Code uniforme de justice militaire, qui encadre notamment l’usage de propos méprisants à l’égard du président, du vice-président et d’autres responsables publics.
L’US Air Force ouvre une enquête
À la suite de l’incident, l’US Air Force a annoncé l’ouverture d’une enquête. Le secrétaire de l’Air Force, Troy Meink, a indiqué que le département prenait au sérieux les accusations de comportement susceptible de remettre en cause le caractère non partisan des forces armées américaines.
L’enquête militaire constitue désormais l’un des principaux enjeux de l’affaire. Les conséquences auxquelles Watson pourrait être exposé dépendront notamment des conclusions de cette procédure et de l’application des règles militaires pertinentes.
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