États-Unis : Washington sanctionne la présidente de la CPI

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Washington durcit une nouvelle fois le ton contre la Cour pénale internationale (CPI). Les États-Unis ont annoncé des sanctions visant notamment sa présidente, la Japonaise Tomoko Akane, ainsi que le juriste sénégalais Abdoulaye Seye.

La tension entre les États-Unis et la Cour pénale internationale (CPI) connaît un nouvel épisode. Washington a décidé de prendre des sanctions contre deux responsables de la juridiction internationale, dont sa présidente, Tomoko Akane.

Les mesures annoncées par les autorités américaines prévoient notamment le gel des éventuels avoirs détenus aux États-Unis par les personnes visées ainsi que des restrictions concernant certaines transactions financières. Ces sanctions constituent une nouvelle démonstration de la fermeté de Washington à l’égard de la CPI.

Les États-Unis contestent depuis plusieurs années la compétence de la CPI à l’égard de certains ressortissants et pays qui ne sont pas parties au Statut de Rome, le traité fondateur de la Cour.

Washington reproche notamment à la juridiction internationale ses procédures concernant des responsables israéliens dans le contexte de la guerre à Gaza. Les autorités américaines estiment que la CPI ne devrait pas exercer sa compétence dans certaines de ces affaires.

Tomoko Akane, qui dirige la Cour, se retrouve ainsi directement dans le viseur de l’administration américaine. Son rôle à la tête de la CPI l’a placée au cœur des tensions opposant la juridiction internationale à Washington.

La CPI affirme pour sa part qu’elle doit pouvoir exercer ses fonctions de manière indépendante, conformément à son mandat international. La Cour a dénoncé une atteinte à son indépendance et réaffirmé sa détermination à poursuivre son travail. Pour ses défenseurs, les sanctions américaines constituent une pression politique susceptible de fragiliser le fonctionnement d’une institution chargée de poursuivre les auteurs présumés des crimes internationaux les plus graves.

Le bras de fer entre Washington et la CPI est donc loin d’être terminé. La Cour, de son côté, assure vouloir continuer à exercer son mandat malgré les pressions et les sanctions américaines.

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