Burkina Faso : « Bouclier double tête », bientôt le casque obligatoire aussi pour les passagers

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Après avoir imposé progressivement le port du casque aux conducteurs d’engins à deux roues, les autorités burkinabè envisagent désormais de renforcer la protection des passagers. À travers une opération annoncée sous le nom de « Bouclier double tête », la Police nationale entend étendre davantage la lutte contre le non-port du casque. L’annonce a été faite le mercredi 2 septembre 2026 à Ouagadougou par le directeur général de la Police nationale, Thierry Dofizouho Tuina, à l’occasion du lancement de la Brigade de recherche et d’investigation contre l’incivisme routier (BRICIR).

Selon le premier responsable de la Police nationale, la nouvelle dynamique de lutte contre l’incivisme routier ne devrait pas uniquement concerner les conducteurs de motocyclettes. « Nous allons, à un moment donné, passer à l’opération “Bouclier double tête” pour prendre aussi en compte les passagers embarqués sans casque », a-t-il annoncé.

À travers cette future opération, l’objectif affiché est clair : faire du casque un équipement de protection pour toutes les personnes à bord d’un engin à deux roues, et non plus seulement pour le conducteur.

Dans un contexte où les motocyclettes constituent l’un des principaux moyens de déplacement au Burkina Faso, la question de la sécurité des passagers apparaît comme un enjeu majeur. Si le conducteur est de plus en plus sensibilisé, voire contraint, au port du casque, il n’est pas rare de voir des passagers circuler sans aucune protection.

L’opération « Bouclier double tête » semble ainsi traduire une volonté des autorités de renforcer la prévention des traumatismes liés aux accidents de la circulation.

De la sensibilisation au contrôle renforcé

L’annonce intervient surtout dans un contexte de durcissement de la lutte contre l’incivisme routier. Avec la mise en place de la BRICIR, la Police nationale affiche son ambition de mieux surveiller et réprimer les comportements dangereux sur les routes.

L’opération « Bouclier double tête » pourrait donc constituer une nouvelle étape dans cette stratégie. Elle devrait particulièrement interpeller les conducteurs d’engins à deux roues qui transportent régulièrement des passagers.

En attendant son déploiement, l’annonce pourrait déjà être perçue comme un appel à l’anticipation. Pour les usagers des deux-roues, disposer d’un second casque pourrait bientôt devenir une nécessité, notamment pour ceux qui transportent fréquemment un proche, un enfant ou un client.

Au-delà du contrôle policier, l’enjeu reste avant tout sanitaire et sécuritaire. En cas d’accident, le passager, tout comme le conducteur, est directement exposé aux risques de traumatismes graves à la tête.

Avec « Bouclier double tête », les autorités burkinabè semblent ainsi vouloir faire évoluer les habitudes : sur une moto, la sécurité ne devrait plus protéger une seule tête, mais les deux.

 

Fabrice Sandwidi

www.burkinaonline.net

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