Coopération Burkina Faso–Chine : Ouagadougou veut renforcer le soutien aux capacités de production

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Le Burkina Faso et la Chine envisagent de donner une nouvelle orientation à leur coopération bilatérale, avec un accent plus marqué sur le renforcement des capacités nationales de production, le transfert de technologies et la formation. La question a été au centre d’une audience accordée lundi 7 septembre à Ouagadougou par le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo à l’ambassadeur de Chine au Burkina Faso, Zhao Deyong.

Les échanges ont porté sur l’état de la coopération entre les deux pays et les perspectives de son approfondissement dans plusieurs secteurs jugés prioritaires, notamment l’agriculture, la santé, la défense et les infrastructures technologiques.

À l’issue de la rencontre, le diplomate chinois a fait état d’échanges consacrés aux relations bilatérales et aux moyens de renforcer les partenariats existants. Pékin et Ouagadougou entendent notamment poursuivre leur collaboration dans des domaines considérés comme stratégiques pour le développement du Burkina Faso.

La mobilité entre les deux pays constitue également l’un des indicateurs de cette coopération. Selon Zhao Deyong, plus de 8 000 visas ont été délivrés en 2025 à des ressortissants burkinabè se rendant en Chine pour des activités commerciales, des études, des formations ou des missions professionnelles. Au-delà des échanges humains et institutionnels, les autorités burkinabè souhaitent toutefois voir la coopération sino-burkinabè contribuer davantage au développement de l’appareil productif national.

Le Premier ministre a ainsi insisté sur l’intérêt pour le Burkina Faso de tirer profit de l’expérience chinoise en matière d’industrialisation, de mécanisation et de transformation économique. Le pays acquiert déjà auprès de la Chine des équipements destinés notamment à la défense ainsi que des machines agricoles et industrielles.

Ouagadougou souhaite désormais que la coopération mette davantage l’accent sur l’acquisition d’équipements productifs, le transfert de technologies, la formation de compétences locales et la création d’unités de production sur le territoire national.

L’objectif affiché est de renforcer durablement les capacités de production du pays, afin d’accroître la transformation locale des matières premières et de réduire progressivement la dépendance aux importations et aux aides extérieures.

Cette orientation semble partagée par la partie chinoise. L’ambassadeur Zhao Deyong a assuré que Pékin entend adapter son appui aux priorités définies par les autorités burkinabè et soutenir le pays dans la recherche d’un modèle de développement adapté à ses réalités.

Le diplomate a également évoqué plusieurs accords et projets conclus entre les deux pays, appelant à accélérer leur mise en œuvre afin de transformer les engagements pris en réalisations concrètes.

La coopération sino-burkinabè s’est déjà traduite par plusieurs infrastructures et projets, notamment dans le domaine de la santé. Le Centre hospitalier universitaire de Pala, à Bobo-Dioulasso, inauguré en décembre 2025 avec l’appui chinois, figure parmi les réalisations récentes de ce partenariat.

Cette rencontre intervient dans un contexte où les autorités burkinabè affichent leur volonté de réorienter davantage les partenariats internationaux vers des investissements susceptibles de renforcer l’autonomie productive du pays. Pour Ouagadougou, l’enjeu n’est plus seulement de bénéficier d’appuis ponctuels, mais de développer des capacités permettant de produire et de transformer davantage sur le territoire national.

Source : Primature

www.burkinaonline.net

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