Burkina Faso : Un complexte industriel textile de 17 milliards de FCFA inauguré
Le Burkina Faso a inauguré, mercredi à Bobo-Dioulasso, son Complexe industriel textile des Forces du Burkina Faso (TEXFORCES-BF). La cérémonie s’est déroulée en présence du chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré.
Implanté dans la capitale économique du pays, le complexe est destiné à transformer le coton produit localement en différents articles textiles, notamment pour les secteurs militaire, paramilitaire, professionnel et civil.
L’investissement est évalué à 17 milliards de francs CFA. D’après les informations communiquées lors de l’inauguration, son financement repose notamment sur des ressources mobilisées auprès de caisses de prévoyance sociale, de sociétés d’État et d’autres structures publiques. Des dépôts à terme ont également été affectés au financement du projet.
TEXFORCES-BF affiche une capacité annoncée de transformation de plus de 12 tonnes de coton fibre par jour. Pour sa production annuelle, le complexe prévoit notamment 20 millions de mètres de tissus, 6 millions de mailles, 6 millions de tenues, 6 millions de tee-shirts et 1 million de paires de chaussettes.
Sur le plan de l’emploi, les promoteurs du projet annoncent 600 emplois directs et 15 000 emplois indirects. Les ambitions affichées vont toutefois au-delà de cette première phase. À terme, le complexe devrait viser la transformation de 50 000 tonnes de coton par an, avec une production annoncée de 100 millions de mètres de tissus tissés et 20 millions de pièces.
Les objectifs à long terme incluent également la création de 20 000 emplois directs et le soutien à quelque 60 000 emplois et moyens d’existence dans l’écosystème cotonnier.
Avec TEXFORCES-BF, les autorités burkinabè entendent accroître la transformation du coton sur le territoire national, alors qu’une importante partie de la production est traditionnellement exportée sous des formes peu transformées. Le projet vise également à réduire la dépendance du pays aux importations de produits textiles finis et à accroître la valeur ajoutée tirée de la filière coton.
Reste désormais à mesurer, dans la durée, la capacité du complexe à atteindre les volumes de production annoncés et à produire les effets escomptés sur l’emploi et la transformation industrielle du coton burkinabè.
Source : DCRP/MEF
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