Gabon : Oligui Nguema hausse le ton face à Airtel et Canal+ sur la construction de leurs sièges
Le président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, a appelé Airtel Gabon et Canal+ Gabon à concrétiser leurs projets de construction de sièges sociaux dans le pays. Une intervention qui traduit la volonté des autorités gabonaises d’obtenir davantage d’engagements et d’investissements locaux de la part des grandes entreprises présentes sur le marché national.
Lors d’une récente visite de chantiers, le chef de l’État a interpellé les représentants des deux entreprises au sujet de leurs projets immobiliers. Selon les informations rapportées par la presse gabonaise, le président leur a demandé de passer rapidement à l’acte et de lancer les travaux de construction de leurs sièges.
Pour Oligui Nguema, la présence économique d’une multinationale au Gabon doit également se traduire par des investissements visibles sur le territoire national. Le président aurait ainsi mis en garde Airtel Gabon et Canal+ Gabon : en l’absence de concrétisation de leurs projets, les autorités pourraient remettre en cause les terrains qui leur avaient été attribués. La perspective évoquée pourrait aller jusqu’au retrait de ces espaces et, dans le cas le plus ferme, à une remise en question de leur présence dans le pays.
Cette position s’inscrit dans une orientation plus large des autorités gabonaises : encourager les entreprises privées, notamment les grands groupes internationaux, à participer davantage au développement des infrastructures et de l’économie nationale.
Depuis son arrivée au pouvoir, Oligui Nguema met régulièrement en avant la nécessité de transformer la présence des investisseurs et des grandes entreprises en retombées concrètes pour le Gabon : emplois, infrastructures, formation, services et investissements.
Le ton employé à l’égard d’Airtel et de Canal+ illustre ainsi une volonté de l’exécutif de ne plus se satisfaire d’une simple présence commerciale sur le territoire.
Une pression sur les grands opérateurs
Airtel est un acteur majeur des télécommunications au Gabon, tandis que Canal+ occupe une place importante dans le secteur de la télévision payante et des contenus audiovisuels.
L’affaire pourrait donc marquer une nouvelle étape dans les relations entre l’État gabonais et les multinationales opérant dans le pays, avec un message clair : le gouvernement souhaite voir les engagements annoncés se transformer rapidement en réalisations concrètes.
Fabrice Sandwidi
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