Industrie musicale : Donsharp de Batoro charge le système

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Alors que la toile était déjà en effervescence après l’incident survenue lors des Kundé, impliquant l’animateur et le maitre de cérémonie, Freddy Lino, une nouvelle polémique vient raviver les débats. Cette fois-ci, c’est une sortie du lauréat kundé 2021, le slameur Donsharp de Batoro jugée maladroite par de nombreux internautes qui fait réagir. En effet, lors d’une récente prestation sur scène, l’artiste burkinabè a livré un discours sans détour sur la reconnaissance des talents au Burkina Faso.

Habitué des grandes scènes et reconnu pour ses propos tranchants, face à son public, le parolier Donsharp de Batoro n’a pas mâché ses mots. Il a pointé du doigt ce qu’il considère comme une tendance profondément ancrée dans la société actuelle du Burkina. Celle de la mise en avant de la médiocrité au détriment du talent et de l’intelligence. « Au Burkina Faso malheureusement, quand tu es trop intelligent, tout le monde est contre toi », a-t-il déclaré avant d’illustrer ses propos par une comparaison.

Cette comparaison est sans doute la goutte d’eau qui a fait déborder la vase. En effet, selon l’artiste, des contenus simplistes et des expressions populaires comme le fait l’artiste Kosa Pic suffisent parfois à propulser certains au rang de vedettes, tandis que les véritables talents peinent à être reconnus et soutenus.

Toutefois, il estime que soutenir l’excellence pousserait les talents à se dépasser, à conquérir d’autres horizons et à représenter dignement le Burkina Faso au-delà des frontières. « Si on doit applaudir, soulever les talents, ils iront tellement loin qu’ils ne seront même plus au Burkina », a-t-il lancé avant de conclure, « le médiocre n’ira jamais loin ».

Des déclarations largement commentées sur les réseaux sociaux qui divisent l’opinion publique car certains trouvent dans ses déclarations le courage et la lucidité de l’artiste tandis que d’autres estiment que la question mérite une analyse nuancée et que le nom d’un autre artiste ne devrait être mêlé à ces affirmations.

Fabrice Sandwidi

www.burkinaonline.net

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