Burkina Faso : La piste cyclable désormais obligatoire pour les motos à deux-roues de 50 à 125 cm³
À Ouagadougou, les règles de circulation applicables aux conducteurs de deux-roues connaissent un rappel ferme de la part des autorités. Désormais, les motocyclettes dont la cylindrée est comprise entre 50 et 125 cm³ sont tenues d’emprunter obligatoirement les pistes ou bandes cyclables, lorsqu’elles existent sur un axe routier.
Selon les forces de l’ordre, cette obligation n’est pas nouvelle. Elle découle des textes réglementaires en vigueur en matière de circulation routière, mais fait l’objet d’un renforcement dans son application face aux nombreux cas de non-respect observés sur les grandes artères de la capitale.
Les services de sécurité, notamment la Police municipale de Ouagadougou, rappellent que tout conducteur de deux-roues concerné qui circule sur la chaussée automobile alors qu’une piste cyclable est disponible s’expose à une interpellation immédiate. L’infraction est sanctionnée par une amende forfaitaire de 3 000 F CFA.
Les agents soulignent que le « mauvais positionnement sur la voie » constitue une infraction à part entière, indépendamment de la fluidité du trafic ou du comportement des autres usagers.
Sécurité routière
L’objectif poursuivi par cette mesure est avant tout préventif. Dans une ville où les deux-roues représentent l’essentiel des moyens de déplacement, le non-respect des couloirs dédiés accroît les risques d’accidents, notamment sur les axes à forte circulation automobile.
En imposant l’usage des pistes cyclables aux motos de petite cylindrée, les autorités entendent réorganiser le partage de la chaussée, réduire les conflits entre usagers et améliorer la sécurité des conducteurs eux-mêmes.
Les forces de l’ordre précisent toutefois que cette obligation ne s’applique que sur les voies effectivement dotées d’une piste ou d’une bande cyclable identifiable. En l’absence d’un tel aménagement, les deux-roues peuvent circuler sur la chaussée, dans le respect des règles générales du Code de la route.
En attendant une meilleure appropriation de la mesure par les usagers, le mot d’ordre reste inchangé : connaître la règle, s’y conformer et rester sur sa voie, pour une circulation plus sûre à Ouagadougou.
Fabrice Sandwidi
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