Mali : les autorités durcissent la lutte contre la chicha
Le Mali renforce sa politique de lutte contre la consommation de la chicha. Les autorités ont réaffirmé leur volonté d’appliquer une politique de « tolérance zéro » en renforçant les mesures déjà en vigueur contre l’importation, la commercialisation et l’usage de ce produit.
Contrairement à certaines publications circulant sur les réseaux sociaux laissant croire à une nouvelle interdiction de la chicha, cette mesure n’est pas inédite. En effet, un arrêté interministériel adopté en août 2022 interdisait déjà l’importation, la distribution, la vente et l’utilisation de la chicha sur l’ensemble du territoire national. Les opérateurs économiques avaient alors bénéficié d’une période transitoire de six mois pour se conformer à la réglementation.
Les nouvelles dispositions adoptées en 2026 viennent principalement renforcer ce dispositif. Elles élargissent le champ de l’interdiction à d’autres activités liées à la chicha, notamment sa production, sa détention et sa promotion, tout en prévoyant des sanctions plus sévères à l’encontre des contrevenants.
Les autorités maliennes justifient ce durcissement par leur volonté de protéger la santé publique, en particulier celle des jeunes. Les professionnels de santé rappellent régulièrement que la fumée de la chicha contient de nombreuses substances toxiques susceptibles d’accroître les risques de maladies cardiovasculaires, respiratoires et de certains cancers.
Avec ce renforcement du cadre réglementaire, le gouvernement entend intensifier les contrôles sur l’ensemble du territoire afin de limiter la circulation et la consommation de la chicha. Les commerces et établissements recevant du public sont appelés à respecter strictement les nouvelles dispositions sous peine de sanctions prévues par la loi.
Cette évolution marque une nouvelle étape dans la stratégie des autorités maliennes visant à lutter contre le tabagisme et les produits assimilés, dans un contexte où plusieurs pays africains renforcent également leur arsenal juridique pour encadrer leur commercialisation et leur consommation.
Fabrice Sandwidi
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