CAN féminine 2026 : les graves révélations de Pascal Sawadogo sur les primes et la préparation des Étalons Dames
Les Étalons Dames auraient abordé la CAN féminine 2026 dans des conditions de préparation particulièrement difficiles. Invité sur les antennes de la RTB, l’entraîneur Pascal Sawadogo a révélé les dessous d’une période de tension marquée notamment par un différend autour de la prime de qualification et un retard dans la préparation de la sélection.
Selon le technicien burkinabè, tout serait parti des informations obtenues lors des matchs amicaux disputés en juin contre le Mali. Les deux sélections logeaient alors dans le même hôtel. Les joueuses burkinabè auraient appris que leurs homologues maliennes bénéficiaient d’une prime de qualification de 10 millions de francs CFA chacune.
Au Burkina Faso, la proposition aurait été très éloignée de ce montant. « On nous avait proposé 500 mille francs CFA comme prime de qualification, soit 20 fois moins », a révélé Pascal Sawadogo.

Une situation qui aurait provoqué le mécontentement des joueuses. Selon leur entraîneur, les internationales burkinabè estimaient cette somme insuffisante et auraient refusé de l’accepter dans ces conditions.
Le différend autour des primes aurait eu des conséquences directes sur la préparation de l’équipe. Pascal Sawadogo affirme que les Étalons Dames ont même raté leur vol pour le Maroc, où elles devaient poursuivre leur préparation en vue de la CAN. « Nous avons passé presque une semaine à Ouagadougou sans rien faire », a-t-il expliqué.
Une période particulièrement difficile pour le technicien, qui reconnaît avoir été en colère contre ses joueuses alors que l’équipe était dans l’attente. « On était là, on ne jouait pas, on ne s’entraînait pas et on ne voyageait pas », a-t-il déploré.
Pendant ce temps, plusieurs autres sélections engagées dans la compétition avaient déjà achevé leur programme de préparation. Ce retard aurait également compliqué la recherche d’adversaires pour des matchs amicaux.
Face à cette situation, le Burkina Faso aurait éprouvé des difficultés à trouver des sparring-partners. « Les autres pays avaient déjà terminé leur programme », a expliqué Pascal Sawadogo, ajoutant que les Étalons Dames avaient finalement dû négocier avec le FUS Rabat pour disputer un match de préparation.
Pour le sélectionneur, ces difficultés montrent que la performance d’une équipe ne dépend pas uniquement de ses qualités sportives. L’état d’esprit des joueuses constitue également un facteur déterminant. « Le football n’est pas seulement physique, technique ou tactique. Si les filles jouent et que, dans leur tête, elles ne sont pas heureuses, c’est compliqué », a-t-il souligné.
Malgré les tensions et les difficultés rencontrées avant la compétition, Pascal Sawadogo estime que ses joueuses ont fait preuve d’une grande force mentale. Selon lui, les discours fondés sur le patriotisme ne peuvent suffire lorsque les conditions psychologiques et matérielles ne permettent pas aux joueuses d’être pleinement sereines.
« On a beau les galvaniser avec le patriotisme, mais c’est compliqué », a-t-il reconnu. L’entraîneur a néanmoins tenu à saluer la réaction de ses joueuses face à ces obstacles : « Les filles sont à féliciter car elles ont été très résilientes. »
Ces déclarations mettent ainsi en lumière les difficultés qui auraient entouré la préparation des Étalons Dames avant la CAN féminine 2026, tout en relançant la question des conditions d’accompagnement et de valorisation des joueuses de la sélection nationale.
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