Togo : deux journalistes français placés sous mandat de dépôt après leur arrestation dans le nord du pays
Deux journalistes français ont été placés sous mandat de dépôt au Togo après leur arrestation dans le nord du pays, où ils effectuaient un tournage. Leur détention intervient dans le cadre d’une procédure judiciaire dont les contours restent encore peu précis.
Les deux Français concernés sont Sébastien Perez Pezzani et Gaël Mocaër, deux professionnels du documentaire habitués aux reportages réalisés dans des contextes sensibles. Gaël Mocaër est notamment réalisateur de plusieurs documentaires diffusés sur des chaînes françaises. Les deux hommes ont déjà travaillé ensemble sur différents projets audiovisuels.
Selon les informations rapportées ces derniers jours, ils se trouvaient dans le nord du Togo pour les besoins d’un tournage lié à l’émission documentaire Les Routes de l’impossible, diffusée sur France Télévisions, lorsqu’ils ont été interpellés. Après leur arrestation, les deux journalistes ont été présentés aux autorités judiciaires et placés sous mandat de dépôt. Cette mesure signifie qu’ils sont désormais détenus dans le cadre de la procédure judiciaire engagée à leur encontre.
Les circonstances exactes de leur interpellation ainsi que les faits qui leur sont reprochés demeurent toutefois à préciser. Plusieurs informations circulant dans la presse évoquent notamment des questions liées à leur situation administrative et aux conditions dans lesquelles ils réalisaient leur tournage, mais ces éléments ne doivent pas, à ce stade, être considérés comme des charges judiciaires définitivement établies.
Paris a confirmé la détention des deux ressortissants français et le suivi de leur situation par les autorités consulaires françaises. Une information judiciaire aurait également été ouverte au Togo.
Qui sont ces professionnels de médias ?
Sébastien Perez Pezzani et Gaël Mocaër sont connus dans le milieu audiovisuel français pour leurs travaux consacrés à des sujets sociaux et aux réalités de terrain. Gaël Mocaër possède notamment une longue expérience du documentaire et du reportage. Son parcours comprend plusieurs réalisations tournées en Afrique et dans d’autres régions du monde.
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que Gaël Mocaër est confronté à une arrestation dans le cadre d’un reportage. En 2002, alors qu’il travaillait en Côte d’Ivoire, il avait été détenu plusieurs jours par la Direction de la surveillance du territoire (DST). Il avait finalement été libéré sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui.
La situation des deux journalistes fait désormais l’objet d’un suivi des autorités françaises. Leur placement sous mandat de dépôt ne constitue pas en lui-même une condamnation : la procédure judiciaire devra déterminer les faits qui leur sont éventuellement reprochés et les suites à leur donner.
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