Canada : les règles se durcissent pour les étudiants étrangers en 2026
Le Canada poursuit le durcissement de sa politique envers les étudiants étrangers. En 2026, le gouvernement canadien maintient des mesures visant à réduire le nombre de nouveaux étudiants internationaux et à mieux encadrer leur parcours au pays.
Ottawa prévoit la délivrance de 408 000 permis d’études en 2026. Parmi eux, 155 000 sont destinés à de nouveaux étudiants, tandis que les autres concernent notamment des prolongations de permis pour des étudiants déjà présents au Canada.
Le gouvernement a également renforcé les conditions financières. Les candidats doivent prouver qu’ils disposent de ressources suffisantes pour couvrir leurs frais de vie, en plus des frais de scolarité et de transport.
Les changements concernent aussi les étudiants qui souhaitent travailler au Canada après leur formation. L’accès au permis de travail post-diplôme (PGWP) dépend désormais davantage du niveau et du type de programme suivi.
Pour certains programmes non universitaires, le domaine d’études peut également être pris en compte. En revanche, les diplômés d’un bachelor, d’une maîtrise ou d’un doctorat ne sont pas soumis à cette exigence de domaine d’études.
Les exigences linguistiques jouent également un rôle. Selon le niveau et le type de diplôme, les candidats doivent notamment démontrer un niveau suffisant en français ou en anglais.
Ces changements peuvent avoir des conséquences importantes pour les étudiants étrangers qui envisagent de rester au Canada après leurs études. Pour certains d’entre eux, le parcours études-travail-résidence permanente devient plus difficile et plus incertain.
Les étudiants africains pourraient eux aussi être concernés, notamment ceux qui choisissent le Canada dans l’espoir d’y poursuivre leur carrière après leurs études. Toutefois, les nouvelles règles ne ciblent pas spécifiquement les ressortissants africains. Elles s’appliquent à l’ensemble des étudiants étrangers selon leur situation, leur programme et leur établissement.
Avec ces mesures, le Canada cherche à mieux contrôler l’immigration temporaire et à réduire la pression exercée sur ses services publics, son logement et ses infrastructures. Pour les futurs étudiants étrangers, le choix du programme et de l’établissement devient donc plus important que jamais avant d’entreprendre des études au Canada.
Fabrice Sandwidi
www.burkinaonline.net
