Excellence scolaire 2026 : Le Capitaine Ibrahim Traoré appelle la jeunesse à se tourner vers les sciences et la technologie

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Le président du Faso, Ibrahim Traoré, a exhorté vendredi les jeunes Burkinabè à privilégier les filières scientifiques et technologiques, estimant que le développement et l’industrialisation du pays passent par une meilleure formation dans ces domaines. Il s’est exprimé à Ouagadougou à l’occasion de la Journée de l’excellence scolaire 2026.

La cérémonie de la Journée de l’excellence scolaire (JES) a réuni, vendredi 4 septembre à Ouagadougou, les meilleurs élèves et enseignants du Burkina Faso. Prenant la parole devant les lauréats, le chef de l’État a placé son intervention sous le signe de la science, de la technologie et de la transformation du système éducatif.

« Science, science et science, tout est science ! Cherchez la connaissance scientifique et technologique », a lancé Ibrahim Traoré aux jeunes récompensés. Le président du Faso a plaidé pour une réorientation de la formation des jeunes vers les disciplines scientifiques, techniques et industrielles, qu’il considère comme indispensables au processus d’industrialisation et à la recherche de souveraineté économique.

Le camarade Capitaine Ibrahim Traoré a notamment relevé le faible effectif des élèves dans certaines séries scientifiques et techniques. Selon les chiffres qu’il a avancés, sur environ 65 000 nouveaux bacheliers, plus de la moitié proviendraient des séries littéraires, tandis que seuls 571 candidats auraient obtenu le baccalauréat série C et 38 le baccalauréat série E. « On ne se construira jamais comme cela », a-t-il averti.

Le chef de l’État a annoncé une volonté de réorienter davantage le système éducatif vers les filières scientifiques dès la prochaine rentrée scolaire. Cette orientation devrait également s’accompagner d’un renforcement du recrutement d’enseignants spécialisés afin de répondre aux besoins en compétences techniques.

Religion, responsabilité individuelle et développement

Dans un autre registre, Ibrahim Traoré a abordé la question de la religion et de son rapport à la responsabilité individuelle et collective. Évoquant ce qu’il considère comme une instrumentalisation de la religion au cours de l’histoire, il a appelé les populations africaines à ne pas attribuer systématiquement leurs difficultés à la volonté divine.

Citant notamment l’ancien président kényan Jomo Kenyatta, il a établi un lien entre domination idéologique, colonisation et perte de contrôle sur les ressources africaines. « Un être qui n’est pas utile à sa communauté est un ennemi de Dieu. Tant que vous ne vous battez pas, Dieu ne vous accompagne pas », a-t-il déclaré.

Le président burkinabè a également insisté sur la nécessité pour les pays africains de renforcer leur capacité de production, notamment dans le domaine agricole. Abordant la question de la migration et de la dépendance économique, il a tenu des propos particulièrement directs.

« L’Africain qui n’est pas capable de se nourrir, qu’il meure ! On doit être en mesure de produire, on a assez de terres ici. Pourquoi c’est nous qui devons aller mendier ailleurs ? », a-t-il déclaré.

L’excellence au-delà des résultats scolaires

La Journée de l’excellence scolaire 2026 était placée sous le thème : « Cultiver l’excellence scolaire dans le contexte de la refondation de l’école burkinabè ».

La cérémonie a également été marquée par les interventions du président de la Fondation Bank of Africa, Lassiné Diawara, parrain de l’événement, et du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo.

Pour Lassiné Diawara, la recherche de l’excellence ne doit pas se limiter aux performances académiques, mais s’inscrire dans la durée à travers le travail, la discipline et l’intégrité.

« Les diplômes ouvrent des portes, mais c’est le caractère qui les maintient ouvertes. Le talent crée des opportunités, mais c’est le travail qui assure un succès durable », a-t-il affirmé.

Prenant la parole au nom des élèves distingués, Sékou Traoré a salué les efforts engagés en faveur de la transformation du système éducatif et rendu hommage aux enseignants, particulièrement à ceux exerçant dans les zones confrontées à une forte insécurité.

Il a estimé que la distinction reçue par les lauréats devait être considérée non comme une finalité, mais comme une responsabilité envers la société et le pays.

Au-delà de la célébration des meilleurs résultats scolaires, cette édition de la Journée de l’excellence a ainsi été marquée par un discours politique plus large sur l’avenir de l’école burkinabè, la formation scientifique de la jeunesse et les conditions nécessaires à l’industrialisation du pays.

Source : Présidence du Faso

www.burkinaonline.net

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