Mauritanie : 17 personnes arrêtées à Bassiknou, dont un ancien porte-parole d’Ansar Dine
Dix-sept personnes ont été interpellées le 4 septembre 2026 à Bassiknou, dans le sud-est de la Mauritanie, près de la frontière avec le Mali. Deux véhicules chargés d’armes et de munitions ont également été saisis. Parmi les suspects figure Sanda Ould Bouamama, ancien porte-parole du groupe jihadiste malien Ansar Dine.
Une importante opération de sécurité s’est déroulée vendredi 4 septembre à Bassiknou, dans la région du Hodh Ech Chargui, à proximité de la frontière malienne. Les autorités mauritaniennes ont procédé à l’arrestation de 17 personnes et à la saisie de deux véhicules tout-terrain transportant des armes et des munitions, selon plusieurs sources concordantes. L’opération intervient dans une zone particulièrement sensible, en raison de sa proximité avec le Mali et de la circulation d’armes et de groupes armés dans les espaces frontaliers.
Parmi les personnes interpellées figure Sanda Ould Bouamama, également identifié sous le nom de Sidi Mohamed Ould Mohamed Ould Bouamama. L’homme est présenté comme un ancien porte-parole d’Ansar Dine, le mouvement jihadiste malien dirigé par Iyad Ag Ghali. Ansar Dine a joué un rôle majeur dans l’occupation jihadiste du nord du Mali en 2012. Le mouvement a ensuite participé à la création du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM ou GSIM), affilié à Al-Qaïda. Le parcours de Sanda Ould Bouamama est anciennement connu des services de sécurité de la région. Il avait notamment été détenu en Mauritanie avant d’être libéré en 2015.
Selon les informations disponibles, les deux véhicules saisis contenaient des armes et des munitions. Certaines sources évoquent une possible provenance du nord du Mali, mais cet élément reste à établir par l’enquête. Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer l’origine exacte des armes, leur destination et les éventuelles ramifications du réseau. Les personnes interpellées auraient été transférées à Néma, capitale régionale du Hodh Ech Chargui, afin d’être interrogées.
Cette arrestation intervient alors que la Mauritanie, relativement épargnée par les attaques jihadistes sur son territoire ces dernières années, reste particulièrement attentive aux mouvements d’hommes et d’armes en provenance du Mali, où le JNIM demeure actif.
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