Niger : le prix du mil et du sorgho amorce une baisse sur les marchés
Les prix du mil et du sorgho connaissent un léger recul sur les marchés nigériens, après plusieurs semaines marquées par des tensions sur l’offre et les prix. Selon les données du Système d’information sur les marchés agricoles (SIMA), les prix moyens nationaux de ces deux céréales ont enregistré une baisse de 1 % au cours de la semaine du 5 au 11 août 2026.
Cette évolution traduit une amélioration progressive de l’approvisionnement des marchés. Elle s’explique notamment par le renforcement de l’offre, les opérations de vente de céréales à prix modéré menées par l’Office des produits vivriers du Niger (OPVN) ainsi que par le déstockage de certains commerçants en prévision de l’arrivée prochaine des premières récoltes.
Ces différents facteurs contribuent à détendre progressivement le marché céréalier, dans un contexte où la période de soudure exerce traditionnellement une pression sur les disponibilités et les prix des produits vivriers.
La baisse demeure toutefois modérée et doit être interprétée avec prudence. L’évolution des prix dans les prochaines semaines dépendra notamment de l’arrivée effective des nouvelles récoltes, du niveau de l’offre sur les différents marchés et des interventions publiques destinées à renforcer l’approvisionnement des populations.
Les données du SIMA montrent par ailleurs que la tendance peut varier d’une céréale à l’autre. Au cours de la semaine suivante, du 12 au 18 août 2026, le prix moyen national du mil a poursuivi son recul, tandis que celui du sorgho est demeuré quasiment stable.
La baisse observée sur le mil et le sorgho constitue ainsi un signal favorable pour les consommateurs, mais elle ne signifie pas pour autant un retour généralisé à des niveaux de prix bas. La situation des marchés céréaliers reste à suivre, notamment à l’approche de l’installation des nouvelles récoltes.
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