Niger : Abdourahamane Tiani remanie le haut commandement militaire après la mutinerie de Niamey
Le président nigérien, le général d’armée Abdourahamane Tiani, a procédé à une importante réorganisation de la haute hiérarchie militaire. Par une série de décrets pris vendredi 11 septembre, plusieurs changements ont été opérés à la tête des Forces armées nigériennes, avec notamment le remplacement du chef d’état-major des armées, le général de division Moussa Salaou Barmou.
Le général de brigade Mamane Sani Kiaou, jusque-là chef d’état-major de l’armée de terre, a été nommé chef d’état-major des armées. Il succède ainsi au général Barmou, qui occupait cette fonction depuis l’arrivée au pouvoir du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP).
Le départ de Moussa Salaou Barmou ne constitue pas l’unique changement annoncé. La nomination de Mamane Sani Kiaou entraîne également une nouvelle redistribution des responsabilités au sein de l’armée de terre. Le général de brigade Abdourahmane Abou Zataka, jusque-là adjoint au chef d’état-major de l’armée de terre, prend désormais la tête de cet état-major.
Deux autres nominations concernent les postes d’adjoints. Le colonel-major Ibrahim Abderrazak Ben devient chef d’état-major adjoint de l’armée de terre, tandis que le général de brigade aérienne Ismaël Ka Omar Sidi Ka est nommé chef d’état-major adjoint de l’armée de l’air.
Aucune raison officielle n’a, pour l’heure, été avancée pour expliquer le remplacement du général Moussa Salaou Barmou. Les autorités nigériennes se sont limitées à annoncer les nouvelles nominations à travers les décrets présidentiels lus à la télévision publique.
Cette réorganisation intervient dans un contexte sécuritaire et politique particulièrement sensible. Elle survient environ deux semaines après les événements des 28 et 29 août à Niamey, lorsqu’un groupe de militaires avait pris le contrôle de plusieurs sites stratégiques de la capitale, notamment la base aérienne 101.
Les autorités nigériennes avaient par la suite présenté ces événements comme une tentative de déstabilisation. Le gouvernement n’a toutefois pas rendu public, à ce stade, le bilan détaillé de ces affrontements ni l’identité complète des militaires impliqués.
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