Michelle Bachelet se retire de la course à la tête de l’ONU
Michelle Bachelet addresses during the "UN Town Hall: The Next Secretary-General" event at United Nations headquarters in New York City, U.S., July 23, 2026. REUTERS/Eduardo Munoz
L’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet a annoncé samedi 19 septembre 2026 le retrait de sa candidature au poste de secrétaire générale des Nations unies. Soutenue jusqu’alors par le Brésil et le Mexique, elle met ainsi fin à une campagne lancée en février, qui avait initialement bénéficié du soutien du Chili.
Michelle Bachelet ne poursuivra finalement pas sa course pour succéder à António Guterres à la tête des Nations unies. L’ancienne présidente chilienne, âgée de 74 ans, a annoncé sa décision dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux. « Aujourd’hui, j’annonce que j’ai décidé de ne pas poursuivre ma candidature au poste de secrétaire générale des Nations unies », a-t-elle déclaré, précisant qu’elle entendait continuer son engagement international.
La candidature de Michelle Bachelet avait été officiellement présentée le 2 février 2026 auprès de l’ONU par les gouvernements du Chili, du Brésil et du Mexique. À cette date, le Chili était dirigé par Gabriel Boric. Les trois pays avaient présenté conjointement l’ancienne présidente chilienne comme candidate au poste de secrétaire générale.
La situation a toutefois évolué quelques semaines plus tard. Après l’arrivée au pouvoir de José Antonio Kast, le nouveau gouvernement chilien a annoncé, le 24 mars, le retrait du soutien de Santiago à la candidature de Bachelet. Le ministère chilien des Affaires étrangères avait alors invoqué notamment le contexte de l’élection, la dispersion des candidatures latino-américaines et les divergences avec certains acteurs importants du processus.
Santiago avait néanmoins indiqué qu’il ne soutiendrait pas un autre candidat si Michelle Bachelet décidait de poursuivre sa candidature. La candidate avait donc continué sa campagne avec le soutien du Brésil et du Mexique, qui sont restés à ses côtés jusqu’à son retrait. Elle les a d’ailleurs remerciés pour leur appui.
Le retrait de Michelle Bachelet intervient après plusieurs consultations informelles organisées au sein du Conseil de sécurité de l’ONU. La troisième consultation, organisée le 18 septembre, avait notamment placé la Costaricienne Rebeca Grynspan en tête avec neuf voix d’encouragement, devant la Guyanienne Carolyn Rodrigues Birkett, qui en avait obtenu huit.
Selon Reuters, le soutien dont bénéficiait Bachelet s’était fortement réduit au fil des consultations. Son retrait est intervenu dès le lendemain de cette troisième consultation.
Le processus de désignation du prochain secrétaire général prévoit que le Conseil de sécurité recommande un candidat à l’Assemblée générale des Nations unies. Le mandat d’António Guterres doit prendre fin le 31 décembre 2026.
Ancienne présidente du Chili à deux reprises, Michelle Bachelet avait également dirigé ONU Femmes et exercé les fonctions de Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme. Sa candidature était notamment présentée comme celle d’une femme latino-américaine susceptible d’accéder à la tête de l’organisation, une fonction qu’aucune femme n’a encore occupée depuis la création de l’ONU.
En annonçant son retrait, Bachelet a défendu les thèmes qui avaient structuré sa campagne, notamment le multilatéralisme et le droit international, et a assuré qu’elle poursuivrait son engagement sur la scène internationale.
Son retrait réduit à sept le nombre de candidats encore en lice, même si le processus de sélection peut encore évoluer avant la désignation du successeur d’António Guterres.
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