Korsimoro : « PAASPANGA », la nouvelle arme du Burkina Faso pour transformer ses productions agricoles
Lancée officiellement le 21 septembre 2026, l’unité « PAASPANGA » entend donner une nouvelle dimension à la transformation des productions locales, tout en renforçant la conservation des produits maraîchers et l’offre d’aliments fortifiés.
Produire davantage, mais surtout transformer, conserver et mieux valoriser. C’est l’ambition affichée à travers la mise en service de l’Unité de production d’aliments fortifiés « PAASPANGA », lancée officiellement ce lundi 21 septembre 2026 à Korsimoro par le Ministre d’État, Ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le Commandant Ismaël SOMBIÉ. Placée sous la gestion de la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS), cette unité semi-industrielle se veut un maillon important de la chaîne de transformation des productions agricoles nationales.
À travers « PAASPANGA », le Burkina Faso entend passer davantage de la simple production agricole à la création de valeur ajoutée. L’unité est notamment destinée à produire des farines fortifiées à base de matières premières locales ainsi que des barres de céréales fortifiées. Une orientation qui associe transformation agroalimentaire et enjeux nutritionnels.
L’objectif est également de mettre à la disposition des consommateurs des produits issus des matières premières nationales, tout en développant des débouchés supplémentaires pour les producteurs.
200 tonnes de capacité de stockage frigorifique
Autre particularité de l’infrastructure : sa capacité de conservation des produits maraîchers. « PAASPANGA » dispose de quatre chambres froides, chacune pouvant accueillir jusqu’à 50 tonnes de produits, pour une capacité totale de 200 tonnes. À cela s’ajoutent un bâtiment de conditionnement et de conservation, un hangar de stockage des matières premières, un espace de prétraitement et une aire de séchage.
L’unité de transformation affiche, pour sa part, une capacité d’au moins une tonne de matières premières par jour, notamment pour les céréales et les tubercules. Cette capacité de conservation vise notamment à réduire les pertes post-récolte et à permettre aux producteurs de mieux écouler leurs récoltes.
La mise en service de cette infrastructure intervient dans le contexte de l’Offensive agropastorale, hydraulique et halieutique 2026-2028, portée par le Gouvernement.
L’enjeu est désormais de renforcer l’ensemble de la chaîne : production, transformation, conservation, conditionnement et commercialisation.
Pour les autorités, la valorisation des productions locales doit permettre de conserver davantage de valeur au niveau national et de créer de nouvelles opportunités pour les acteurs des filières agricoles. Le Ministre d’État Ismaël SOMBIÉ a notamment salué l’aboutissement du projet et insisté sur l’importance du développement des chaînes de valeur et de la valorisation du savoir-faire local.
La mise en service n’est toutefois que la première étape. La performance de « PAASPANGA » dépendra ausside la capacité à assurer une explitation régulière et durable des équipements. Le Directeur général de la SONAGESS, Wêndpagnagdé Alfred Kola, a assuré que son institution veillera à préserver les installations et à optimiser leur utilisation.
L’objectif affiché est de faire fonctionner l’otil dans une logique de performance et de durabilité, afin qu’il puisse remplir durablement les missions qui lui sont assignées.
Avec « PAASPANGA », Korsimoro dispose désormais d’un outil qui veut rapprocher trois maillons essentiels : la production, la transformation et la consommation. Des céréales et tubercules produits localement aux farines et aliments fortifiés, en passant par le stockage des produits maraîchers, l’infrastructure ouvre de nouvelles perspectives pour les filières agricoles.
L’enjeu est désormais de transformer cette capacité industrielle en résultats concrets : moins de pertes, davantage de produits transformés localement, de nouveaux débouchés pour les producteurs et une offre alimentaire à meilleure valeur nutritionnelle.
À Korsimoro, le pari est donc clair : ne plus seulement produire localement, mais transformer localement pour créer davantage de valeur au Burkina Faso.
Source : DCRP/MAERAH
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