À l’ONU, le Burkina Faso défend un modèle de développement fondé sur la souveraineté

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À l’occasion de la commémoration du 40e anniversaire de la Déclaration des Nations unies sur le droit au développement, le Burkina Faso a défendu, à New York, une conception du développement reposant sur la souveraineté, la production locale et le renforcement des capacités nationales.

Prenant la parole au nom de son pays, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, Karamoko Jean Marie Traoré, a présenté la stratégie burkinabè comme une démarche visant à privilégier un développement « endogène, souverain et durable ».

Selon le chef de la diplomatie burkinabè, cette orientation passe notamment par une meilleure exploitation et transformation des ressources nationales, ainsi que par le développement des capacités productives du pays.

Pour illustrer cette politique, le ministre a cité plusieurs indicateurs économiques. La production céréalière du Burkina Faso serait ainsi passée de 5,1 millions à 7,15 millions de tonnes en trois ans. Le pays aurait également enregistré une croissance économique de 5,3 % en 2025. Ces chiffres ont été présentés comme des éléments témoignant, selon les autorités burkinabè, de la volonté du pays de renforcer son autonomie productive et de réduire sa dépendance extérieure.

Au-delà des performances nationales, Ouagadougou a appelé à une évolution des mécanismes économiques internationaux. Le Burkina Faso a notamment plaidé pour une réforme de l’architecture financière internationale, une fiscalité jugée plus équitable et un soutien accru au développement des capacités productives des États.

La question des droits humains a également occupé une place importante dans l’intervention burkinabè. Karamoko Jean Marie Traoré a insisté sur la nécessité de considérer conjointement le droit au développement, le droit à la vie et la dignité des populations.

Le ministre a par ailleurs appelé à davantage de rigueur dans l’examen des situations relatives aux droits humains, en mettant en avant « la vérité des faits, l’impartialité, le contradictoire et l’égalité de traitement ». Cette position s’inscrit dans le discours régulièrement porté par les autorités burkinabè sur la nécessité de prendre en compte les réalités et les priorités nationales dans l’appréciation de la situation des États.

Souveraineté et lutte contre le terrorisme

Pour Ouagadougou, le droit au développement ne peut toutefois être dissocié des enjeux sécuritaires. Le gouvernement burkinabè établit ainsi un lien entre développement, stabilité et capacité des États à préserver leur souveraineté et leur intégrité territoriale.

La lutte contre le terrorisme, mais aussi la dénonciation des ingérences extérieures et des atteintes à la souveraineté, constituent dès lors, selon le Burkina Faso, des conditions nécessaires à la réalisation du droit au développement.

À New York, le pays a ainsi défendu une approche dans laquelle le développement ne se limite pas aux indicateurs économiques, mais englobe également la souveraineté, la sécurité, la justice internationale et la capacité des nations à maîtriser leurs propres choix de développement.

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