Zorgho : la Police démantèle un réseau de fabrication de faux permis de conduire
Dans le cadre de l’opération WIBGA 3, le Commissariat central de police de Zorgho a démantelé un réseau présumé spécialisé dans la fabrication et la mise en circulation de faux permis de conduire. Plusieurs personnes ont été interpellées à l’issue d’une enquête déclenchée après la découverte d’un document suspect lors d’un contrôle sécuritaire.
La lutte contre l’insécurité urbaine se poursuit à Zorgho. À la faveur de l’opération WIBGA 3, menée par les forces de sécurité, le Commissariat central de police de la ville a mis au jour un réseau présumé impliqué dans la fabrication et la commercialisation de faux permis de conduire.
L’affaire a débuté lors d’une mission de contrôle sécuritaire. Les policiers ont été intrigués par un permis de conduire dont le fond présentait de légères différences avec celui d’un document authentique.
Le détenteur du permis suspect a alors été conduit au poste de police afin de procéder aux vérifications d’identité et à l’authentification du document. Au cours de son audition, il aurait reconnu avoir obtenu le permis frauduleusement auprès d’autres individus. Cette première interpellation a permis aux enquêteurs d’ouvrir des investigations qui ont conduit à l’identification et à l’interpellation d’autres membres présumés du réseau.
Selon les éléments recueillis au cours de l’enquête, le réseau avait mis en place un mode opératoire relativement simple. L’un de ses membres approchait certaines de ses connaissances, notamment dans des kiosques ou au sein d’auto-écoles, en leur proposant d’obtenir un permis de conduire dans un délai de trois jours seulement.
Pour constituer un dossier, les demandeurs devaient fournir uniquement une photo d’identité ainsi qu’une capture de leur Carte nationale d’identité burkinabè (CNIB). Le service était proposé au prix de 200 000 francs CFA par dossier.
Une fois les informations recueillies, les documents des clients étaient transmis via WhatsApp vers un pays voisin, où les faux permis étaient confectionnés. Les documents frauduleux étaient ensuite acheminés au Burkina Faso par les transports en commun avant d’être remis à leurs destinataires. Cette affaire met en lumière les risques liés au recours à des intermédiaires proposant des documents administratifs par des circuits non officiels.
À travers cette opération, la Police nationale réaffirme son engagement dans la protection des personnes et des biens et dans la lutte contre les réseaux impliqués dans la fraude documentaire. Elle remercie les populations pour leur collaboration et les exhorte à privilégier les voies et procédures officielles pour l’obtention des documents administratifs.
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