Coopération bilatérale : Londres affiche sa volonté de resserrer les liens avec Ouagadougou

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Le Royaume-Uni entend poursuivre et renforcer sa coopération avec le Burkina Faso. L’engagement a été réaffirmé lundi 5 octobre 2026 à Ouagadougou, à l’occasion d’une rencontre entre le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, et l’envoyé spécial du Royaume-Uni pour le Sahel, Jonathan Croft.

En visite de travail au Burkina Faso, le diplomate britannique était accompagné de l’ambassadeur du Royaume-Uni au Burkina Faso, Agnus McKee. Les échanges ont porté notamment sur les perspectives de renforcement des relations bilatérales, avec un accent particulier sur les investissements et la résilience face aux changements climatiques.

Selon Jonathan Croft, cette visite s’inscrit dans la continuité des échanges engagés en septembre dernier entre le chef de la diplomatie burkinabè et la ministre britannique chargée du Développement international, en marge de la 81e Assemblée générale des Nations unies à New York.

Au cours de l’entretien, l’envoyé spécial britannique a également évoqué l’évolution de la coopération au sein de l’espace de la Confédération des États du Sahel (AES). Il a notamment salué l’organisation, aux Nations unies, d’un événement parallèle consacré à la Confédération de l’AES. Selon lui, cette initiative a contribué à apporter des réponses à certains « narratifs erronés » sur l’espace confédéral et à mettre en lumière les avancées enregistrées par les trois pays membres.

Sur la question sécuritaire, Jonathan Croft a reconnu que le terrorisme ne connaît pas de frontières. Il a, dans ce sens, salué des initiatives telles que la MISAHEL et plaidé pour une approche davantage globale et concertée à l’échelle sous-régionale afin de mieux faire face à la menace terroriste.

En réponse, le ministre Karamoko Jean Marie Traoré a estimé qu’une approche globale de la lutte contre le terrorisme pouvait produire des résultats, mais qu’elle devait être précédée d’un travail visant à reconstruire la confiance entre les États de la sous-région.

Pour le chef de la diplomatie burkinabè, cette démarche doit également s’appuyer sur une harmonisation de la définition et de la perception du terrorisme par l’ensemble des pays concernés, qu’ils soient directement touchés ou simplement menacés par le phénomène.

Le ministre a ainsi insisté sur la nécessité d’une compréhension commune de cette menace, qu’il considère comme un phénomène qui ne saurait être réduit à un problème endémique propre à un seul espace.

À l’issue de la rencontre, Jonathan Croft s’est félicité de l’ouverture manifestée par les autorités burkinabè. Il a surtout réaffirmé la volonté du Royaume-Uni de développer davantage les relations avec le Burkina Faso.

Cette visite traduit ainsi, selon la partie britannique, la volonté de poursuivre les échanges entre Ouagadougou et Londres et d’explorer de nouvelles opportunités de coopération, notamment dans les domaines de l’investissement et de la résilience climatique.

 

DCRP/MAE

www.burkinaonline.net

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