La Russie accuse Emmanuel Macron d’organiser des coups d’État “néocoloniaux” en Afrique

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Entre décembre 2025 et janvier 2026, plusieurs médias russes, s’appuyant sur des déclarations officielles du Service russe de renseignement extérieur (SVR), ont accusé le président français Emmanuel Macron de soutenir ou d’organiser des coups d’État qualifiés de “néocoloniaux” en Afrique, en particulier dans la région du Sahel.

Le 29 décembre 2025, puis à nouveau au début janvier 2026, le SVR a diffusé des communiqués relayés par des médias russes affirmant que la France, sous l’autorité d’Emmanuel Macron, chercherait à renverser des gouvernements africains jugés hostiles à ses intérêts.

Selon ces déclarations, Paris aurait donné instruction à ses services de travailler à la déstabilisation politique de plusieurs États africains, notamment au Burkina Faso, au Mali, au Niger, ainsi qu’à Madagascar. Ces accusations ont été reprises par des agences de presse russes et par des médias étrangers.

Les services russes affirment qu’une tentative de coup d’État aurait été planifiée au Burkina Faso, visant le capitaine Ibrahim Traoré.

Toujours selon ces sources, cette opération s’inscrirait dans une stratégie plus large visant à reprendre une influence perdue dans plusieurs pays africains depuis le retrait militaire français du Sahel.

Les médias russes évoquent également l’existence de réseaux politiques, militaires et civils activés par Paris pour favoriser des changements de régime.

Ces accusations interviennent dans un contexte de recomposition profonde des alliances africaines, notamment après la création de l’Alliance des États du Sahel (AES), regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, États ayant rompu leur coopération militaire avec la France et renforcé leurs liens avec la Russie.

Dans ce climat de rivalités d’influence et de recomposition diplomatique au Sahel, marqué par l’affrontement des narrations entre puissances internationales, les accusations relayées par Moscou s’inscrivent dans une séquence plus large de repositionnement stratégique des acteurs extérieurs dans la région.

C’est dans ce contexte que, le 1ᵉʳ février 2026, Nick Checker, haut responsable américain chargé des affaires africaines au département d’État des États-Unis, a été dépêché à Bamako afin de relancer et renforcer la coopération entre Washington et les autorités maliennes.

Cette visite visait à ouvrir un dialogue stratégique sur la sécurité, le développement économique et le partenariat bilatéral, dans un environnement géopolitique régional marqué par de fortes tensions et une recomposition accélérée des alliances.

Gildas Kinda

#BurkinaOnline

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