Burkina Faso : Plus de 36 000 milliards FCFA à mobiliser pour la révolution industrielle et sécuritaire

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Le Burkina Faso change de cap. Avec le Plan RELANCE, le pays veut financer son développement par ses propres moyens. Doté de 36 190 milliards de FCFA, ce programme quinquennal, financé à plus de 65 % par des ressources internes, ambitionne de restaurer l’intégrité du territoire, d’industrialiser l’économie et de réduire durablement la dépendance extérieure.

Présenté devant l’Assemblée législative du peuple, le Plan RELANCE a été officiellement dévoilé par le ministre de l’Économie et des Finances, Aboubacar Nacanabo. Cette nouvelle boussole de développement pour les cinq prochaines années s’inscrit dans la vision de la révolution progressiste populaire, visant à libérer et valoriser les forces productrices nationales.

Au cœur de cette stratégie figure un changement historique de modèle économique. Le Burkina Faso fait le choix assumé de financer son développement « par ses propres poches ». Sur les 36 190 milliards de FCFA prévus, plus de 65 % seront mobilisés à partir des ressources internes, notamment à travers l’actionnariat populaire, les obligations de la diaspora et d’autres mécanismes endogènes, afin de réduire la dépendance aux financements extérieurs.

Secteur sécuritaire, une priorité absolue du Plan RELANCE

Le premier défi identifié reste le recouvrement de l’intégrité du territoire. À ce titre, le gouvernement prévoit le recrutement et la formation de 50 000 nouveaux membres des Forces de défense et de sécurité (FDS), 60 000 Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), ainsi que 100 000 réservistes. L’objectif est clair. Consolider la sécurité nationale comme socle indispensable au développement économique et social.

Industrialisation et énergie au cœur de la transformation

Sur le plan économique, le Plan RELANCE affiche des ambitions structurantes. Il prévoit une augmentation de 281 % de la puissance électrique en cinq ans, condition essentielle à l’industrialisation. Parallèlement, la part des industries manufacturières dans le PIB devrait atteindre près de 18 %, traduisant la volonté de transformer localement les matières premières et de créer davantage de valeur ajoutée nationale.

Pour les autorités, l’aspect le plus révolutionnaire du Plan RELANCE réside dans son mode de financement, symbole d’une souveraineté économique revendiquée. En consacrant l’avènement d’un État stratège et d’une économie de transformation locale, le Burkina Faso affirme sa volonté de bâtir un modèle de développement fondé sur la résilience, l’engagement citoyen et la mobilisation nationale.

Avec le Plan RELANCE, le pays ouvre ainsi une nouvelle séquence de son histoire économique, portée par l’ambition de conjuguer sécurité, industrialisation et indépendance financière.

Fabrice Sandwidi

www.burkinaonline.net

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