Burkina Faso : L’État encadre désormais les frais de scolarité de l’enseignement privé
Le gouvernement burkinabè a adopté, en Conseil des ministres du 29 mai 2026, un décret encadrant strictement les frais de scolarité dans les établissements privés d’enseignement, de l’école primaire à l’enseignement supérieur. La mesure vise à instaurer plus de transparence, à mettre fin aux coûts abusifs et à mieux protéger les parents d’élèves et les étudiants.
Le Conseil des ministres tenu sous la présidence du Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, a adopté un décret portant sur la réglementation des frais de scolarité dans les structures privées d’enseignement. Une décision présentée comme une réponse aux préoccupations récurrentes des parents d’élèves et d’étudiants face à la hausse et à l’opacité de certains coûts éducatifs.

Selon le ministre de l’Éducation de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Jacques Sosthène Dingara, le décret fixe clairement le périmètre des frais de scolarité autorisés. Ceux-ci englobent notamment les frais de dossier, d’inscription, de formation, de laboratoire ou de paillasse, de soutenance, d’établissement du diplôme, ainsi que tout autre frais lié à la vie pédagogique et aux services fournis par l’établissement.
La mesure s’applique à l’ensemble des structures privées d’enseignement : écoles primaires privées, établissements post-primaires et secondaires (général, technique et professionnel), universités privées, grandes écoles privées et institutions privées d’enseignement supérieur.
Le texte introduit par ailleurs une catégorisation des établissements privés, sur la base de critères définis par l’État. Les montants des frais de scolarité seront désormais arrêtés en fonction de cette classification, afin de mieux refléter la nature des formations et les services réellement offerts.
Autre innovation majeure : la mise en place d’un mécanisme régulier de contrôle, assorti d’une mise à jour annuelle de la liste officielle des établissements privés autorisés. Objectif affiché : renforcer la transparence, protéger les apprenants et leurs familles, et assainir le secteur.
Le décret prévoit enfin des sanctions à l’encontre des établissements qui fixeraient des frais de scolarité au-delà des plafonds arrêtés par les textes d’application. Une disposition qui marque la volonté du gouvernement de faire respecter strictement la nouvelle réglementation.
À travers cette réforme, les autorités entendent réaffirmer le rôle de l’État dans la régulation du système éducatif privé, tout en favorisant un accès plus équitable à l’éducation pour les Burkinabè.
Direction de la Communication de la Primature
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