Coupe du monde 2026 : le Ghana refuse de financer le déplacement des supporters

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Alors que la prestigieuse ccompétition de football approche à grands pas, l’inquiétude gagne le 12ᵉ homme des Black Stars du Ghana. En cause, l’incertitude entourant le financement du déplacement et du séjour des supporters, dans un contexte de rigueur budgétaire assumée par les autorités. Face à ces préoccupations, le gouvernement a levé toute ambiguïté. L’État ghanéen n’entend pas prendre en charge les frais des supporters, une décision annoncée par le président John Dramani Mahama, qui invoque des contraintes financières et la nécessité de préserver les ressources publiques.

S’exprimant lors d’une rencontre avec la diaspora ghanéenne à Londres, le chef de l’État a indiqué que le coût global lié au transport, à l’hébergement, à la restauration et aux billets d’entrée pour chaque supporter est estimé à près de 11 000 dollars américains. Un montant jugé excessif dans le contexte économique actuel.

« Le coût du transport, de la restauration, des billets et de l’hébergement de chaque supporter est estimé à près de 11 000 dollars, ce qui dépasse nos moyens », a déclaré le président ghanéen.

Face à cette réalité, John Dramani Mahama a réaffirmé l’engagement de son gouvernement en faveur de la rigueur financière. « Nous nous sommes engagés à respecter la discipline budgétaire et ne pouvons pas dépenser les fonds publics de cette manière », a-t-il insisté.

Une autre approche privilégiée

Plutôt que de financer des voyages collectifs depuis le Ghana vers les pays hôtes, les États-Unis, le Canada et le Mexique, l’exécutif entend miser sur une mobilisation de la diaspora ghanéenne, fortement implantée en Amérique du Nord. Le gouvernement envisage ainsi de faciliter l’accès aux billets pour les supporters vivant déjà à l’étranger et de travailler en collaboration avec les associations de fans locales.

Cette stratégie vise à garantir une présence ghanéenne dans les stades sans alourdir la charge financière de l’État, dans un contexte marqué par des priorités économiques et sociales jugées plus urgentes.

À 10 jours de l’ouverture de la Coupe du monde 2026, la position des autorités est désormais claire. L’encouragement des Black Stars se fera, mais sans prise en charge financière massive par l’État.

Fabrice Sandwidi

www.burkinaonline.net

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