Mondial 2026 : Hervé Renard appelé à la rescousse après la claque inaugurale de la Tunisie (5-1)
La Coupe du monde 2026 a à peine ouvert ses portes que les Aigles de Carthage sont déjà contraints de revoir leur copie. Pour leur entrée en lice, la Tunisie a subi une lourde défaite face à la Suède (5-1), un revers cinglant qui a immédiatement précipité la fin de l’aventure de Sabri Lamouchi à la tête de la sélection. Face à l’urgence et à la pression d’un tournoi mondial qui ne pardonne rien, la Fédération tunisienne de football a dégainé une carte forte, presque instinctive : Hervé Renard.
Quand tout vacille, Hervé Renard n’est jamais bien loin. Le technicien français, connu pour son sang-froid et sa capacité à redresser des équipes dos au mur, prend les commandes d’une Tunisie déjà sous pression après ce départ raté. Pour lui, il ne s’agit pas seulement d’entraîner, mais de réparer, remobiliser et reconstruire en plein Mondial.
Ce sera sa troisième Coupe du monde sur un banc, après avoir dirigé le Maroc en 2018 puis l’Arabie saoudite en 2022, avec à chaque fois une capacité à transcender ses joueurs dans des contextes complexes.
La mission est claire et sans détour : stopper l’hémorragie. Après un 5-1 qui a laissé des traces, Renard devra rapidement resserrer les lignes, redonner une âme collective à une équipe sonnée et, surtout, restaurer la fierté du maillot tunisien. Dans une Coupe du monde déjà lancée, le temps des ajustements progressifs n’existe pas.
Le limogeage express de Sabri Lamouchi illustre l’exigence extrême du très haut niveau. Mais la nomination d’Hervé Renard envoie un message fort : la Tunisie refuse de subir cette Coupe du monde. Avec un sélectionneur habitué aux coups de pression et aux vestiaires fragiles, les Aigles de Carthage espèrent transformer cette entame cauchemardesque en point de bascule.
Fabrice Sandwidi
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