Litige foncier autour de l’Université Nazi Boni : le gouvernement mise sur le dialogue pour préserver le domaine universitaire

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Le gouvernement burkinabè a engagé une nouvelle étape dans la recherche d’une solution au litige foncier qui oppose l’Université Nazi Boni (UNB) à des occupants d’une partie de son domaine à Nasso. En déplacement à Bobo-Dioulasso, les ministres en charge de l’Enseignement supérieur, Pr Adjima Thiombiano, et de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, ont rencontré les différentes parties prenantes afin de favoriser une issue concertée à ce différend.

La rencontre, présidée en présence de la gouverneure de la région du Guiriko, Mariama Konaté/Gnanou, a réuni les membres de la commission chargée du dossier, des représentants de la société civile, la délégation spéciale de la commune de Bobo-Dioulasso, des propriétaires terriens ainsi que plusieurs services déconcentrés et décentralisés de l’État.

Au cœur des discussions figure un site d’environ 1 000 hectares, situé dans le village de Nasso et destiné à l’extension de l’Université Nazi Boni. Selon le président de l’établissement, le Pr Hassan Bismarck Nacro, une partie importante de cette réserve foncière est aujourd’hui occupée par des propriétaires terriens, des acquéreurs et des habitats spontanés, une situation qui compromet les perspectives de développement de l’université.

« Si rien n’est fait pour trouver des solutions, nous aurons de sérieuses difficultés », a-t-il averti en dressant l’état des lieux.

Pour le ministre de l’Enseignement supérieur, la résolution du conflit doit se faire dans un esprit de responsabilité et d’impartialité. Saluant les efforts déjà entrepris, notamment la mise en place d’une commission de gestion du litige, Pr Adjima Thiombiano a insisté sur la nécessité de préserver les intérêts collectifs.

« Le gouvernement n’entend pas régler ces questions en dehors des intérêts de tout Burkinabè, mais il faut le faire en toute objectivité et en toute responsabilité », a-t-il déclaré, rappelant que l’Université Nazi Boni constitue un patrimoine national et un levier stratégique pour le développement de la région du Guiriko.

Le ministre a également dévoilé les ambitions de l’État pour l’établissement, appelé à accueillir prochainement des instituts d’envergure internationale. Selon lui, cette perspective nécessite la sécurisation du domaine foncier de l’université et l’adhésion des populations locales. Il a ainsi invité l’ensemble des acteurs à faire preuve de concessions afin de permettre la concrétisation de ce projet de développement.

Dans cette dynamique, la commission chargée du dossier a été invitée à poursuivre les investigations afin d’évaluer avec précision les superficies occupées et les implications financières d’un éventuel règlement.

De son côté, la gouverneure du Guiriko a exhorté les différentes parties à privilégier l’intérêt général et à penser aux générations futures. Elle a souligné que les effectifs de l’université pourraient connaître une forte croissance dans les prochaines années, rendant indispensable la préservation des espaces destinés à son expansion.

À l’issue des échanges, les participants ont affiché leur volonté commune de parvenir à une solution consensuelle. Les membres du gouvernement se sont déclarés satisfaits des discussions, estimant que chaque acteur avait pris la mesure des enjeux et des responsabilités qui lui incombent.

« On s’est parlé, on s’est compris. Chacun a mesuré l’ampleur de la tâche qui lui revient. Œuvrons ensemble pour la suite du processus en espérant trouver très prochainement les solutions qui s’imposent », a conclu le ministre de l’Enseignement supérieur.

Ce dossier foncier, qui conditionne l’avenir de l’Université Nazi Boni et ses projets d’extension, reste désormais entre les mains de la commission mise en place, chargée de proposer des solutions conciliant la préservation du domaine universitaire et les préoccupations des populations concernées.

 

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