SITHO 2026 : Parcs, piscines, karting… L’AETL veut faire des loisirs un moteur du tourisme burkinabè

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La 16ᵉ édition du Salon international du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou (SITHO) accueille, pour la deuxième fois, l’Association des établissements touristiques de loisirs (AETL). Née il y a moins de deux ans, cette organisation qui fédère quinze parcs et espaces de loisirs entend profiter de sa présence au Parc des expositions du SIAO pour sortir de l’ombre un secteur qu’elle juge injustement considéré comme secondaire.

Fondée le 18 octobre 2024, l’AETL regroupe aujourd’hui treize établissements à Ouagadougou et dans ses environs – parmi lesquels Kamb’s Land, Kelly Parc, Le Paradisier, Bibi Parc, Camping Les Cocotiers, Escale Village Loumbila, Aqua Park Ouaga, Espace Koglia Néré, Espace Sõmb Mit’ba, Espace Sompoussian, Faso Parc, Maryland Karting et Ouaga Play Center (OPC) – et deux à Bobo-Dioulasso, Andréa Magicland et l’Espace Saint Isabelle.

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Des expériences variées, de Ouagadougou à Bobo-Dioulasso

La diversité des établissements réunis au sein de l’AETL constitue l’un de ses principaux atouts. L’association entend ainsi montrer qu’au Burkina Faso, l’offre de loisirs peut répondre à des envies et à des publics très variés.

Pour une famille à Ouagadougou, la journée peut commencer par une sortie à Bibi Parc, se poursuivre par une baignade à Aqua Park avant de s’achever autour d’un repas au Paradisier. Les adolescents peuvent, de leur côté, trouver leur compte à l’OPC ou à Maryland Karting, avec des activités davantage orientées vers le divertissement et les sensations.

Andrea Magicland, Bibi parc, Somb Mit’Ba, Faso Parc, Aqua Park réunis au stand de l’AETL au SITHO 2026

Les couples et les groupes d’adultes disposent également de plusieurs cadres pour se retrouver, se détendre ou simplement changer d’air. Le Kamb’s Land, l’Escale Village de Loumbila ou encore le Camping Les Cocotiers proposent chacun une expérience particulière, entre loisirs, convivialité et évasion.

À Bobo-Dioulasso, cette dynamique se poursuit avec Andréa Magicland, qui attire aussi bien les enfants que les adultes, tandis que l’Espace Saint-Isabelle offre une expérience mêlant découverte de la nature, observation de la faune et moments de détente au bord de la piscine.

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À travers cette complémentarité, l’AETL veut surtout prouver que le tourisme burkinabè ne se limite pas aux sites historiques ou aux destinations classiques. Il peut aussi se vivre à travers les loisirs, la détente, les activités familiales et les expériences de proximité.

Une offre abondante, mais encore méconnue

Pour Joceline Bakouan, membre de l’association, par ailleurs gérante de Aqua Park Ouaga, cette diversité géographique et thématique des établissements, du karting aux parcs aquatiques en passant par l’hébergement et la restauration, illustre la vitalité d’une filière qui reste pourtant largement méconnue du grand public.

Mme Bonkoungou née Lompo Éliane, Présidente de l’Association des établissements touristiques de loisirs (AETL)

« Beaucoup ne savaient pas qu’il existait autant d’espaces de loisirs au Burkina Faso », observe-t-elle, pointant un déficit de visibilité que l’association espère combler à travers sa participation à la 16ᵉ édition du SITHO.

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Un secteur économique à part entière

Au-delà de la promotion de ses membres, l’AETL veut faire reconnaître le tourisme de loisirs comme un pan à part entière de l’économie nationale, capable d’entraîner dans son sillage la restauration, l’hébergement, l’événementiel et les transports. « Nos parcs sont bien plus que des espaces de divertissement. Ils sont le reflet de notre patrimoine, de notre créativité et de l’hospitalité du Pays des Hommes Intègres », affirme la présidente de l’AETL, Mme Éliane Bonkoungou/Lompo, qui insiste également sur le potentiel du marché intérieur encore largement sous-exploité.

Joceline Bakouan, membre de l’association, par ailleurs gérante de Aqua Park Ouaga

Des investissements lourds, portés sur fonds propres

Le développement du secteur se heurte cependant à des obstacles structurels. Les équipements spécialisés nécessaires à ce type d’infrastructures représentent des investissements conséquents, assumés dans la plupart des cas sans appui extérieur. L’association plaide à ce titre des facilités fiscales à l’importation, des exonérations ciblées et un meilleur accès au financement, ainsi qu’une intégration plus systématique des établissements de loisirs dans les circuits touristiques nationaux.

L’AETL dit avoir, depuis sa création, engagé un dialogue avec la Direction générale du tourisme, la SONATUR et le Fonds de développement culturel et touristique (FDCT). « Nous avons obtenu une oreille institutionnelle attentive. C’est déjà une première étape importante », se félicite Mme Bakouan, tout en reconnaissant que la lourdeur des procédures administratives demeure un frein à la création et à la modernisation des établissements.

Vers des standards communs

Consciente des disparités qui subsistent entre ses membres en matière d’équipement, d’accueil ou de sécurité, l’AETL prévoit la mise en place d’audits croisés et de formations destinées aux gestionnaires, dans l’objectif de faire émerger des standards communs de qualité et de sécurité.

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Parmi ses projets à venir figurent également l’organisation d’un Festival national des loisirs du Burkina Faso, la création d’une centrale d’achat mutualisée entre membres, ainsi que le développement de partenariats à l’échelle de l’Alliance des États du Sahel (AES). Une campagne d’adhésion doit par ailleurs permettre d’élargir le réseau à d’autres promoteurs à travers le pays.

Deux animateurs du stand de l’AETL prêts à accueillir les visiteurs

Le SITHO, tremplin vers de nouveaux partenariats

Pour l’AETL, le salon constitue avant tout une plateforme de rencontre avec les agences de voyages, les investisseurs et les institutions publiques, susceptible de faire avancer les discussions sur le financement du secteur.

« Le secteur des loisirs n’est pas un luxe. C’est une industrie structurante qui participe au développement économique et social du pays », résume Joceline Bakouan, qui invite les familles à venir découvrir les établissements touristiques de loisirs.

« Visiter un parc membre de l’AETL, c’est s’offrir une parenthèse de bonheur sécurisée où la modernité des jeux rencontre la chaleur de notre culture », a-t-elle conclu.

Fredo Bassolé
Lefaso.net

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