Niger : l’enrôlement de masse du passeport biométrique AES débute le 15 septembre
Le Niger franchit une nouvelle étape dans la mise en œuvre des instruments communs de l’Alliance des États du Sahel (AES). À partir du 15 septembre 2026, les autorités nigériennes lanceront l’enrôlement de masse pour le passeport biométrique de l’AES, appelé à remplacer progressivement le passeport CEDEAO.
Cette nouvelle phase intervient après la clôture, le 10 septembre, des opérations d’enrôlement pour les anciens passeports CEDEAO. Les documents déjà délivrés ne seront toutefois pas annulés. Ils demeureront valables jusqu’à leur date d’expiration, permettant ainsi une transition progressive vers le nouveau document de voyage.
L’introduction du passeport biométrique AES s’accompagne d’une nouvelle grille tarifaire. Le passeport ordinaire sera délivré au prix de 45 000 FCFA, contre 35 850 FCFA pour l’ancien passeport CEDEAO. Pour les mineurs et les étudiants, le tarif est fixé à 29 750 FCFA, alors que l’ancien modèle était délivré à 23 950 FCFA.
Les autorités ont également précisé les conditions applicables au renouvellement. Le demandeur devra présenter son ancien passeport. En cas de perte, une déclaration établie par les services de police sera exigée.
La mise en circulation de ce passeport s’inscrit dans le processus d’intégration engagé par le Burkina Faso, le Mali et le Niger au sein de l’AES. L’objectif est notamment d’harmoniser les documents de voyage des trois pays et de renforcer leur sécurisation.
Le nouveau passeport biométrique doit ainsi contribuer à améliorer les mécanismes de contrôle et à réduire les risques de falsification grâce à des dispositifs de sécurité communs.
Une phase pilote avait déjà permis la délivrance de premiers passeports AES à certaines personnalités et responsables nigériens. Avec le lancement de l’enrôlement de masse, le document doit désormais être progressivement accessible au reste de la population éligible.
Le passage du passeport CEDEAO au passeport AES ne signifie donc pas une invalidation immédiate des anciens documents. Les Nigériens détenteurs d’un passeport CEDEAO pourront continuer à l’utiliser jusqu’à sa date d’expiration, tandis que les nouvelles demandes seront progressivement orientées vers le document de voyage de la Confédération.
Avec cette étape, le Niger poursuit ainsi la mise en place des instruments communs de l’AES, dans un contexte marqué par le renforcement de la coopération institutionnelle entre Ouagadougou, Bamako et Niamey.
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